ART | EXPO

Stop Ma Pa Ta (Ma matière première n’est pas ta matière)

04 Juin - 17 Sep 2017
Vernissage le 03 Juin 2017

L’exposition « Stop Ma Pa Ta (Ma matière première n’est pas ta matière) » à la Villa Arson, à Nice, réunit les œuvres de quatorze artistes originaires du Bénin. Sculptures, peintures, dessins et photographies offrent un riche panorama de la création béninoise contemporaine, entre affirmation des racines et reflet de l’époque.

L’exposition « Stop Ma Pa Ta (Ma matière première n’est pas ta matière) » à la Villa Arson de Nice présente la création contemporaine béninoise à travers les œuvres de quatorze artistes. Des sculptures, peintures, dessins et photographies qui traduisent l’affirmation d’une culture autant qu’un ancrage dans l’actualité.

Un panorama de la création contemporaine béninoise

Le titre de l’exposition, « Stop Ma Pa Ta (Ma matière première n’est pas ta matière) », reprend celui d’une œuvre de Benjamin Déguénon, un des artistes dont le travail est présenté. Avec ce titre l’exposition se place sous le signe de l’ironie, à la suite de cette œuvre qui évoque la façon dont s’organise le commerce des matières premières entre l’Afrique et les grandes puissances mondiales, par le biais de compagnies industrielles occidentales, russes ou chinoises qui exploitent, sans aucune attention pour les populations locales, les ressources minières africaines.

Des œuvres entre affirmation des racines et reflet de l’actualité

Les œuvres sont celles d’artistes qui pour la plupart vivent au Bénin et dont la création relève à la fois de techniques traditionnelles et contemporaines. L’œuvre de Richard Korblah intitulée Coiffure paysanne universelle représente une tête surmontée et entourée d’une multitude de bidons en plastique tenus par un entremêlement de cordages. Avec sa grande sculpture Le voilier des temps, Aston offre la vision d’un bateau voguant sur la mer, entièrement réalisé à partir de déchets et matériaux de récupération tels que des éléments de carrosserie, des canettes, des sièges… En donnant une nouvelle vie à ces rebus domestiques et industriels, il dénonce les atteintes à l’environnement.

La photographie Fête de vodoun de Charles Placide montre une cérémonie vaudou à Godomey, tandis que la peinture Le poids de la Ville de Psycoffi révèle un personnage urbain dans un style très moderne. Entre attachement aux racines et volonté de refléter la réalité sociale et politique la plus actuelle, ainsi s’affirme l’art contemporain béninois.