ART | EXPO

Steven Parrino

31 Mar - 28 Mai 2022
Vernissage le 04 Avr 2022

L'exposition « Steven Parrino » revient à la galerie Gagosian sur l'œuvre provocante de l'artiste américain disparu en 2005. Peintures monochromes manipulées telles des sculptures, dessins, collages et émaux sur vélin composent un art conceptuel mais ancré dans la société.

L’exposition que la galerie parisienne Gagosian consacre à l’œuvre de Steven Parrino réunit des peintures sur toiles, des émaux sur vélin et des créations sur papier. Autant de types de réalisations qui témoignent de l’attention portée par l’artiste américain au travail sur les supports et les matières. S’il se consacra d’emblée à la peinture, à la fin des années 1970, c’était sans ignorer que ce médium était alors considéré comme mort et, très rapidement, sa recherche picturale s’est attachée à le déconstruire, de façon concrète.

La peinture radicale de Steven Parrino s’expose chez Gagosian

La peinture de Steven Parrino quitte le champ de la simple abstraction pour aborder un langage plus radical. La toile, détachée de son châssis, est pliée, incisée, tordue, le papier est froissé, et ces surfaces maltraitées deviennent le support de ce que l’artiste qualifie de « peintures déformées ». Trois grandes peintures sont au cœur de l’exposition « Steven Parrino » : Touch and Go, réalisée de 1989 à 1995, Spin-Out Vortex (Black Hole), réalisée en 2000, et The Self-Mutilation Bootleg 2 (The Open Grave), réalisée de 1988 à 2003. Ces trois œuvres s’approprient la tradition du monochrome pour mieux la détourner en perçant la surface peinte d’espaces vides ou en la manipulant selon un geste sculptural. Ainsi, un des panneaux composant The Self-Mutilation Bootleg 2 (The Open Grave) repose-t-il, plié, à l’angle du mur et du sol, comme s’il était tombé.

Steven Parrino, un artiste pop ancré dans la vie réelle

La démarche de Steven Parrino s’inscrit dans une connexion « à la vie réelle, au champ social ». Comme les autres artistes du mouvement Néo-Géo au sein duquel il a émergé, il tire son inspiration de divers champs du monde contemporain. En témoigne l’œuvre intitulée Disruption, réalisée en 1981, qui met en regard une peinture monochrome noire lisse, une autre froissée et une célèbre photographie d’une exécution sur la chaise électrique, selon un procédé qui rappelle la série Death and Disaster d’Andy Warhol.

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