ART | EXPO

Spoken Word (une chanson parlée)

01 Avr - 28 Mai 2017
Vernissage le 31 Mar 2017

L’exposition « Spoken Word (une chanson parlée) » à La Criée, centre d’art contemporain de Rennes, dévoile les créations pluridisciplinaires de Félicia Atkinson, plasticienne et musicienne. Sculptures, impressions numériques, collages, film et pièce sonore explorent les notions d’improvisation, de fiction, d’assemblage, d'abstraction, de son et de couleur.

L’exposition « Spoken Word (une chanson parlée) » au centre d’art contemporain La Criée, à Rennes, présente le travail aux multiples facettes de Félicia Atkinson, entre sculptures, impressions numériques, collages, film et pièce sonore.

« Spoken Word (une chanson parlée) » : une exposition-paysage

Conçue comme un paysage peuplée d’œuvres de nature variée, l’exposition « Spoken Word (une chanson parlée) » rend compte de la recherche multidirectionnelle, perpétuellement reconduite et en mouvement de Félicia Atkinson. Une recherche plastique et musicale qui s’intéresse notamment aux notions d’improvisation, de fiction, d’assemblage, de bruit, d’abstraction, d’onde et de couleur.

Trois grandes sculptures occupent une des salles : Ami(e), Ici et Là-bas, structure composée d’une étagère en métal peint, de plexiglas, d’éléments en argile, de tissu et de bois. Figurant des totems, des arbres ou des rochers, ces œuvres invitent à s’appuyer contre elles ou à passer en dessous tandis qu’une dizaine de sculptures de petit format invitent, elles, à s’en saisir, à jouer avec. Ainsi la sculpture Le puits sucré, où deux formes en terre et pâte à modeler associées à une tige de bois et un fil de fer évoquent un empilement de donuts. L’art de Félicia Atkinson peut être touché, caressé.

Félicia Atkinson explore l’improvisation, l’abstraction, le son et la couleur

Aux murs s’affichent des compositions picturales imprimées numériquement sur aluminium brossé. Ainsi la pièce intitulée Emotion 2, mêlant des formes abstraites, coups de crayon colorés et aplats de peinture. La forme ronde et la surface réfléchissante de l’aluminium fait de cet ensemble une série de miroirs dont les reflets sont déformés par les motifs tracés : ils sont des tableaux dans lesquels on peut se voir, un art qui nous intègre autant qu’il distord notre reflet.

Dans tout l’espace de l’exposition est diffusée une bande sonore qui ne s’arrête qu’à la fermeture et qui évolue sans cesse, passant des sonorités électroniques d’un synthétiseur modulaire à des extraits de livre audio, du son du désert californien à celui des sauvages îles bretonnes… S’inscrivant dans la recherche de Félicia Atkinson sur les lieux dans lesquels s’inscrit l’élément sonore et sur ses déplacements, la bande délivre un récit disparate qui abolit toute notion de début, de fin et d’intrigue.