ART | EXPO

Splendeur et misère

05 Juin - 24 Juil 2010
Vernissage le 05 Juin 2010

Saint Clair Cemin présente une installation de plus de cent sculptures explorant les thèmes balzaciens des illusions perdues et des vicissitudes de l’être.

Saint Clair Cemin
Splendeur et misère

L’artiste brésilien Saint Clair Cemin revient à la Galerie Daniel Templon avec une étonnante installation de plus de cent sculptures explorant les thèmes balzaciens des illusions perdues et des vicissitudes de l’être.

Pour cette nouvelle exposition, l’artiste développe un univers unique élaboré à partir de sculptures de tous formats et dans des matériaux aussi variés que le plâtre, le marbre, le bois ou encore le bronze doré.

Empreint des références littéraires sur les thèmes de l’amour et de la mort, cet ensemble souligne l’exacerbation des sentiments humains et leurs déviances, la quête perpétuelle et futile de l’être pour accéder à un « mieux » qui n’est qu’illusion. Comme l’explique l’artiste, « la misère est inséparable de la splendeur.

Chaque forme est à la fois splendide dans sa propre existence et misérable dans sa propre disparition. Tout ce qui apparaît est voué à disparaître, et la beauté et la fraîcheur de l’enfance sont vite remplacées par la vieillesse et la mort. C’est un grand cliché, la confrontation de l’amour et de la mort, de la croissance et de la décadence.

Mais toute la grande littérature et les arts sont basés sur ce cliché. C’est notre monde que je tente de reproduire à travers cette grande procession de statues. »

Né en 1951, Saint Clair Cemin a commencé à travailler dans les années 1980 à New York. Il s’est rapidement imposé avec son approche unique de la sculpture où se mêlent les références à l’artisanat ou à la grande sculpture d’histoire et des matériaux d’une diversité étonnante. Le critique d’art du New York Times Michael Brenson analyse ainsi son œuvre «Saint Clair Cemin refuse de se concentrer sur une seule matière ou une seule approche sculpturale. Ses objets se réfèrent autant aux arts appliqués (mobilier) et à la culture populaire (les jouets par exemple) qu’à l’histoire de la sculpture».

critique

Splendeur et misère