ART | EXPO

Sound Time Material

13 Déc - 22 Fév 2009
Vernissage le 12 Déc 2008

Dans cette exposition, le son est utilisé par les artistes comme une matière, véritable agent plastique qui réorganise la forme de l’œuvre.

Communiqué de presse
Silvia Bossu, Jannis Kounellis, Bernhard Rüdiger et Gilles Grand, Anri Sala, Benjamin Seror
Sound Time Material

La sculpture sonore Petrolio (in desertus), réalisée par Bernhard Rüdiger lors de son exposition au château des Adhémar à l’été 2006, a été acquise par l’IAC de Villeurbanne pour rejoindre la collection Rhône-Alpes. Avant le départ de l’éolienne vers d’autres sites, le centre d’art contemporain a proposé à Bernhard Rüdiger de créer une exposition autour de la question du son en invitant des œuvres d’autres artistes.

Lors d’une visite au château des Adhémar et des œuvres d’art que celui-ci nous présente, on s’attend à se servir de ses yeux pour visiter les lieux et voir l’exposition. Les œuvres d’art ont pourtant depuis toujours réveillé des sensations multiples, s’appuyant sur tous les sens dont dispose le spectateur. La perception spatiale peut être guidée par nos yeux, mais c’est le sens de l’équilibre, la capacité à reconnaître la profondeur et la distance qui nous font faire l’expérience de l’espace. De la même manière, tous nos sens sont constamment au travail lors de la visite d’une exposition, car elle nous propose des sensations inédites. La perception d’un tableau peut donc réveiller des sensations multiples qui impliquent autant la vue que toutes les autres formes de notre sensibilité réceptive.

On peut donc écouter une œuvre d’art, parce que la mémoire involontaire produit une sensation de son, ou au contraire parce que l’œuvre d’art propose du son et dirige notre mémoire et notre perception vers un tout autre chemin.

L’exposition «Sound Time Material» se propose de réunir les œuvres d’artistes provenant de parcours et d’horizons différents, dans lesquelles le son est utilisé comme une matière, véritable agent plastique qui réorganise la forme de l’œuvre. Le spectateur est comme happé par cette matière sonore et tous ses sens sont interrogés, car bouleversés par cette nouvelle relation entre l’ouïe et la vue.

Bernhard Rüdiger