ART | EXPO

Solo Show

03 Sep - 24 Sep 2011
Vernissage le 03 Sep 2011

«Solo show» présente des oeuvres inédites, des peintures, des collages et des dessins d'Armand Jalut, «compositions faites au scanner, ou d’après photos, (qui) sont des grossissements de rebuts. (...) Le choix des éléments est tout d’abord déterminé par leurs qualités graphiques et leurs potentiels visuels.»

Armand Jalut
Solo Show

«Ces compositions, faites au scanner, ou d’après photos, sont des grossissements de rebuts. Chaque scan ou photo se fait après plusieurs tâtonnements avant de trouver un rythme intéressant. Le choix des éléments est tout d’abord déterminé par leurs qualités graphiques et leurs potentiels visuels. Une cravate a la particularité d’être un matériau courant où se multiplient les expériences graphiques et les motifs abstraits; elle est aussi un identifiant qui, au-delà du genre véhicule une symbolique sociale, esthétique…

La première étape de composition utilise une abstraction trouvée et la confronte à un motif plus organique, comme celui des roses. Un champ assez large de contrastes, tant au niveau des couleurs employées que de la facture, donne une sorte de cadence. Leur retranscription se fait sur de grands formats selon un processus stylistique combinant emphase et geste restreint. L’enjeu est finalement la recherche d’une frontière, où l’on oscille entre ravissement et écoeurement. Les empreintes résultent d’un lancer qui aboutit à l’aplatissement d’un objet flasque. Les motifs issus de la confection minutieuse du napperon sont révélés par un procédé antagoniste de souillure, accompagnés d’une surenchère de la matière; une souillure aboutissant au plaisir esthétique.

Le pattern obtenu peut être reproduit, en négatif, de manière aléatoire sur les cravates du triptyque. C’est donc, aussi bien pour les empreintes que pour les peintures, un processus mêlant hasard du geste, emphase, minutie et barbouillage, qui produit cette harmonie bancale. Le style, sciemment utilisé comme tel, se joint à un cadrage toujours serré, voyeur en quelque sorte. L’enjeu est de créer un ensemble équivoque, dégradant et voluptueux. Loin de vouloir susciter une connivence facile avec un spectateur attiré par ce qu’il croit être kitsch, je préfère afficher un goût pour une trivialité raffinée et désuette.» (Armand Jalut, août 2011)