ART | PERFORMANCE

Soirées Performances

02 Avr - 11 Avr 2014
Vernissage le 02 Avr 2014

Pour la 4e édition des «Soirées performances», la notion de performance est élargie au maximum, mêlant irrévérence, croisement des arts, virtuosité et surtout questionnant le public. La Scène nationale d'Orléans explore les univers artistiques inclassables d’artistes d’exception.

Régis Sénèque, Hélène Singer, Frédéric Vincent, Thomas Ferrand, Xavier Boussiron, Sophie Perez, Edwige Phitoussi, Antoine Defoort, Halory Goerger, Mette Ingvartsen, Rictus, Compagnie David Bobee, Pierre Rigal
Soirées Performances

6 spectacles, 1 écran de danse, 1 exposition

Exposition «Performances 3»
Régis Sénèque, Hélène Singer, Frédéric Vincent
Pour l’ouverture des Soirées performances 2014, la Scène nationale d’Orléans et Le pays où le ciel est toujours bleu s’associent pour proposer «Performances 3», une exposition de trois plasticiens aux univers bien distincts. Hélène Singer, Régis Sénèque et Frédéric Vincent explorent respectivement le rapport à l’animal, la question du corps dans l’espace ou encore les liens entre culture populaire et culture savante.

Du mercredi 2 au samedi 19 avril de 13h à 19h et les soirs de spectacles (accès libre)
Une excellente pièce de danse

Programmation
— Thomas Ferrand, Projet Libéral
Jeudi 3 avril à 20h30 et vendredi 4 avril à 19h
Thomas Ferrand crée des poèmes scéniques élégants et tourmentés. Son intelligence intrépide y soumet les discours installés de l’art à de salutaires remises en cause. Une excellente pièce de danse (sa dernière création) travaille un espace qui se situe entre le rêve et le délire psychotique, entre la transe et l’onirisme.

— Xavier Boussiron, Sophie Perez, Cie du Zerep, Prélude à l’agonie
Vendredi 4 avril à 20h30

Tracer une ligne qui partirait de Courteline pour déboucher en plein western? C’est tout à fait possible, quand on s’appelle Sophie Perez et Xavier Boussiron; et qu’on pratique un théâtre de l’irrévérence, délibérément oublieux de toute hiérarchie entre les genres et cloisonnement entre les styles.

— Edwige Phitoussi, Ecrans de Danse
Vendredi 4 avril à 22h

À l’issue du spectacle, Prélude à l’agonie, Edwige Phitoussi propose d’assister à d’une discussion avec Xavier Boussiron et Sophie Perez afin de mettre en lumière le contexte de création de la pièce, ses références, son écriture comme les enjeux qu’elle porte, au moyen d’extraits audio et vidéo.

— Antoine Defoort, Halory Goerger, Germinal
Mercredi 9 avril à 19h

Pour Antoine Defoort et Halory Goerger, les outils ne sont pas de passifs objets au service de nécessités humaines. Pétris de savoirs, d’histoires, d’intentions, voilà qu’ils se mettent à défoncer le réel et refonder les relations humaines. Tout cela avec l’esprit caustique d’une intelligence visionnaire et malicieuse.

— Mette Ingvartsen, The Artificial Nature Project
Mercredi 9 avril à 20h30

Il y a de grandes forces à l’oeuvre dans la nature. Mette Ingvartsen relève le défi de leur offrir une chorégraphie. Il y a pas mal de danseurs humains sur le plateau de son ballet époustouflant. Mais ils n’occupent pas les premiers rôles, dans un déploiement échevelé qui repousse les conventions du regard.

— David Bobee, Warm
Jeudi 10 avril à 20h30 et vendredi 11 avril à 19h

A fond la température! Il y a du non-sens dans les défis, qui conduisent au bout du sens. Dans Warm, David Bobee engage deux acrobates à subir le maximum de transpiration, qui rend tout glissant; ce qu’ils abhorrent. De quoi repousser la limite poétique de leur exploit, alors qu’il s’effondre même.

— Pierre Rigal, Micro
Vendredi 11 avril à 20h30

Micro est absolument un concert de rock. Oui mais orchestré, également interprété, par un chorégraphe, Pierre Rigal. De quoi travailler l’accouplement des artistes et de leurs instruments, dans des rapports de connexions électrisées, où on ne sait plus si l’humain naît de l’objet, ou l’inverse.