DANSE | SPECTACLE

Soapéra installation

14 Fév - 15 Fév 2014
Vernissage le 14 Fév 2014

De la mousse se déverse sur le plateau, s’impose aux danseurs. Voici le nouveau milieu où ils doivent évoluer, se mouvoir. Le corps se transforme, s’adapte. Le danseur devient plasticien, le plateau tableau.

Mathilde Monnier, Dominique Figarella
Soapéra, une installation

Une nouvelle version de la pièce chorégraphique Soapéra, créée en 2009 par la chorégraphe Mathilde Monnier et le peintre Dominique Figarella. Dans cette proposition, les deux artistes poursuivent leur collaboration en jouant de la forme résolument plastique et sculpturale de la mousse qui se déverse sur le plateau.

Le spectateur ne fait plus face au spectacle qui se déroule devant lui mais approche l’oeuvre comme l’observateur d’une forme en trois dimensions et en évolution. Objet contemplatif et performatif, la dislocation de la matière jusqu’à sa désintégration invite à se l’approprier. La performance se déroule selon une dramaturgie liée à ce temps de la disparition et à l’incursion des danseurs dans le public.

— Conception: Mathilde Monnier & Dominique Figarella
— Chorégraphie: Mathilde Monnier
— Art visuel: Dominique Figarella
— Danseurs (en alternance): Yoann Demichelis, Julien Gallée-Ferré, Thiago Granato
— Son: Olivier Renouf
— Lumière: Éric Wurtz
— Costumes: Laurence Alquier

Biographies
Mathilde Monnier
Elle déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement, explore une danse qui est expérience avant toute chose.
Formée tardivement, elle l’est par Viola Farber, l’une des figures essentielles de la compagnie de Merce Cunningham. Aussi Mathilde Monnier s’est-elle toujours focalisée sur les fondamentaux de la danse même. Mais, non abstraite, elle renvoie aux interprètes, affichant des personnalités trempées, la charge de faire émerger la forme, dans la confrontation au monde, avec un esprit tenant de la performance.

Dominique Figarella
Il s’est engagé dans une pratique de la peinture à la fois savante et ludique. Au début des années 1990, il emploie dans ses tableaux des objets incongrus comme image, outils et métaphores du geste du peintre. Ballons, sparadraps et chewing-gums revisitent également les matériaux traditionnels du tableau. Un jeu complexe de gestes et d’empreintes s’y met en scène tandis que la peinture, conçue dans une démarche abstraite, travaille à figurer l’acte même de peindre.

Première
14 février 2014