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Situations

16 Avr - 16 Avr 2013
Vernissage le 16 Avr 2013

In Girum Imus Nocte et Consumimur Igni: «nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu». Le plus long palindrome latin donne son titre au plus lyrique des films de Guy Debord, un splendide poème introspectif.

László Moholy-Nagy, Ode Bitton, Guy Debord
Situations

À l’occasion de l’exposition «Anticorps» d’Antoine d’Agata, le cycle de cinéma du Bal hors les murs change de format.

Quatre séances en soirée, un mardi par mois, au Cinéma des Cinéastes, seront proposées par Philippe Azoury, journaliste et critique de cinéma: «Quatre soirs. Quatre rendez-vous, dans le prolongement des situations qu’explore la photographie d’Antoine d’Agata. Quatre programmations de films, documentaires, expérimentaux, qui, à leur tour, iront à la rencontre des zones aberrantes du monde, et par-delà l’aberration, dévisageront la cruauté, affronteront la douleur.»

Projections de:
Marseille vieux port, László Moholy-Nagy, 1929, 3’
Mise au point, Ode Bitton, 1972,13’
In girum imus nocte et consumimur igni, Guy Debord, 1978, 95’

In Girum Imus Nocte et Consumimur Igni: nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu. Le plus long palindrome latin donne son titre au plus lyrique des films de Guy Debord, un splendide poème introspectif où, plus qu’ailleurs, le penseur situationniste dit l’essence de la dérive tout en dénonçant notre condition générale d’esclave.

En première partie de programme, trois minutes d’errance du photographe Lázló Moholy-Nagy dans les ruelles du vieux port de Marseille, à la fin des années vingt. Dans ces mêmes années, dans le même port de Marseille, Walter Benjamin consignait sur papier les idées nées lors de protocoles de prise de haschisch.

Au tout début des années soixante-dix (il se donnera la mort en 1972), c’est le peintre et poète lettriste Gabriel Pomerand, un des premiers compagnons de route de Guy Debord avec Isidore Isou, qui laissera la cinéaste Ode Bitton consigner sur pellicule le rituel de prise d’opium auquel il s’adonne. Mise au point, film rarissime, rappelle certains Garrel du début des années soixante-dix.

Accès
Mardi 16 avril 2013 à 18h