PHOTO | EXPO

NY – 170926

05 Fév - 29 Fév 2020
Vernissage le 05 Fév 2020

Par le biais de l’expérience sensible, Silvana Reggiardo explore sans relâche la dimension optique de la photographie. Sa série photographique présentée dans l’exposition « NY - 170926 » au Bleu du Ciel, à Lyon, capte le flux des passants dans une rue de Manhattan pendant près de six heures.

L’exposition « NY – 170926 » au Bleu du Ciel, à Lyon, dévoile une série photographique de Silvana Reggiardo qui poursuit son exploration entamée il y a une vingtaine d’années du fonctionnement de notre vision et de l’essence même de la photographie.

NY – 170926, série photographique de Silvana Reggiardo

La série NY – 170926 est le fruit de près de six heures de prise de vue effectuée par Silvana Reggiardo dans le quartier d’affaires de Manhattan, où elle a installé son appareil sur trépied à un point fixe de la 3ème avenue, captant l’incessant flux des passants devant une colonne en acier située entre un café et un magasin de plats à emporter. Parmi les plus de 50 000 ainsi réalisées, Silvana Reggiardo en a sélectionné 8915 qu’elle a rassemblées dans un album géant dont les pages peuvent être feuilletée au rythme du cinématographe.

Silvana Reggiardo explore le phénomène optique

Ce travail de Silvana Reggiardo s’inscrit dans une démarche qui vise à confronter le spectateur à l’expérience de l’instantanéité du phénomène optique, et qui, par-delà l’approche conceptuelle qu’elle adopte, se fonde davantage sur sa propre expérience rapportée que sur une réflexion. Les notions de transparence et de reflets sot au cœur de cette démarche et renvoient à ce qui constitue le médium photographique lui-même.

NY – 170926 : le flux des passants dans une rue de Manhattan

La manipulation du livre formé par la suite de clichés de NY – 170926 génère un kaléidoscope qui restitue la temporalité de la prise de vues : le temps cinématographique se superpose au temps réel. Sur chaque photographie, la diffraction des rayons lumineux crée une impression visuelle qui évoque les pixels de l’image numérique. Silvana Reggiardo exploite ici à la fois l’espace, l’arrière-plan, le mouvement des corps, les variations lumineuses et les capacités réfléchissantes ou transparentes des façades en verre pour créer, selon ses propres termes, « une tension entre la figure et le fond, entre réalité et abstraction » et semer « le trouble sur ce qui nous est donné à voir ou à expérimenter ».