DANSE | SPECTACLE

Séquence danse. Prêt à baiser

31 Jan - 31 Jan 2013
Vernissage le 31 Jan 2013

Dans le cadre du festival Séquence danse, Olivier Dubois propose Prêt à baiser. Inspiré du Sacre du printemps, cette performance est la traque sulfureuse de l’artiste, le sacrifice de la muse... celle qui nourrit la postérité de l’artiste et offre son corps au loup solitaire.

Olivier Dubois
Séquence danse.
Prêt à baiser

«Par ma bouche, je te ferai œuvre. Par mon baiser, je prêterai à mon insatiable et morbide état l’apparence de mon désir. Posséder, vider de son élan vital et combler mon abyssale noirceur. Créer l’éternel par mes lèvres assassines.»
par Olivier Dubois

Cette performance a été créée le 25 mai 2012, à l’occasion d’une Centquatre soirée Moderne au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.
Production Le Centquatre-Paris, C.O.D. Olivier Dubois.
Olivier Dubois est artiste associé au Centquatre

Repères biographiques
Si Olivier Dubois préfère se définir comme auteur plutôt que comme chorégraphe, c’est qu’il ne se considère pas comme un chercheur de mouvements. Pourtant, l’intensité du geste et la puissance de l’engagement sur le plateau sont des éléments marquants de ses créations.

Interprète, il faisait déjà preuve d’une endurance et d’une audace étonnantes dans les pièces d’Angelin Preljocaj et de Jan Fabre.
Avec l’humour qui le caractérise, il avoue lui-même n’avoir peur «ni de la douleur, ni du ridicule».

Olivier Dubois n’a en effet pas froid aux yeux et se donne les moyens de ses ambitions.
Depuis la création de Pour tout l’or du monde en 2006, il invente des formes aux partitions extrêmement réglées, dont la précision presque mécanique permet d’atteindre un état d’abandon, sur la scène comme dans la salle.

Venu à la danse sur le tard, il intègre avec entrain l’histoire de cet art, à laquelle il recourt volontiers quand elle lui semble pouvoir servir ses projets: L’Après-midi d’un faune de Nijinski dans Faune(s), créé au Festival d’Avignon en 2008, Le Lac des cygnes dans Pour tout l’or du monde ou encore Le Boléro de Ravel dans Révolution.

Les corps et le patrimoine sont pour lui les outils d’un travail d’ébranlement et de questionnement de ce qui fait, selon lui, humanité en l’Homme: la capacité de se dresser, de hurler, de résister. L’insurrection et la résistance sont au cœur de son projet Étude critique pour un trompe-l’oeil, un cycle dans lequel s’inscrivent ses deux précédentes pièces, Révolution et Rouge ainsi que cette nouvelle création, Tragédie.

Informations
Le 31 janvier à 21h

critique

Séquence danse. Prêt à baiser