ART | EXPO

Senga Nengudi

11 Jan - 12 Avr 2014
Vernissage le 11 Jan 2014

Les limites corporelles et sociétales du corps de la femme sont abordées dans les sculptures de collant de Senga Nengudi. Etirés, remplis, noués et tirés les collants se donnent des allures biomorphiques aussi belles que grotesques. Ils parlent de l’endurance du corps humain et en particulier des transformations du corps de la femme.

Senga Nengudi
Senga Nengudi

Senga Nengudi est née Sue Irons en 1937 à Chicago. A l’âge de 7 ans, sa mère et elle, s’installent en Californie, déménageant plusieurs fois entre Los Angeles et Pasadena. Senga Nengudi se spécialise en art et pratique également la danse à l’Université de Californie, Los Angeles (CSULA) ou elle obtient son diplôme en 1966.

Après un an passé à la Waseda Université à Tokyo, elle retourne à CSULA pour poursuivre ses études. Durant ses études, elle travaille volontairement au Watts Tower Arts Center et comme assistant professeur au Pasadena Art Museum.

Ces deux expériences furent déterminantes pour la suite de sa carrière artistique. C’est au Watts Towers Art Center qu’elle développe les expérimentations avec des matériaux spécifiques, propre à chaque communauté.

Senga Nengudi déménage ensuite à East Harlem juste après l’obtention de son master en sculpture en 1971, et devient rapidement un membre influent de la communauté afro-américaine.

Malgré une apparence assez banale, les matériaux utilisés par Senga Nengudi ont diverses significations dans ses mains.

Les limites corporelles et sociétales du corps de la femme sont abordées dans ces sculptures de collant. Etirés, remplis, noués et tirés les collants se donnent des allures biomorphiques aussi belles que grotesques. Ils parlent de l’endurance du corps humain et en particulier des transformations du corps de la femme.

Des collants remplis de sable aux reliefs qui font penser aux poitrines opulentes ou à un ventre maternel. Le collant étiré et tordu évoque plutôt la douleur et la violence, tout particulièrement quand les jambes sont écartelées.

Les photographies, présentées ici, proviennent de performances que Senga Nengudi a pu faire comme Rapuntzel. Elle crée là une coiffe de visage faite en collant de nylon, comme un hommage à un immeuble en cours de destruction qu’elle appréciait beaucoup. Pour Study for Mesh Mirage, elle crée une tenue à la croisée des civilisations africaines et japonaises (le théâtre Noh rencontrant les cérémonies africaines ancestrales).

Vernissage
Samedi 11 janvier 2014