ART | EXPO

Le jour des esprits est notre nuit

13 Juin - 15 Sep 2019
Vernissage le 13 Juin 2019

L’exposition « Le jour des esprits est notre nuit » réunit au CRAC Alsace les œuvres  d'onze artistes contemporains internationaux  dont les installations, vidéos, peintures et collages sont inspirés par l’invisible et la divination.

L’exposition « Le jour des esprits est notre nuit » au CRAC Alsace, Centre rhénan d’art contemporain, rassemble des installations, vidéos, peintures et autres œuvres aux techniques mixtes autour de la division qui est traditionnellement tracée entre le visible et l’invisible. Les commissaires de l’exposition, Catalina Lozano et Elfi Turpin, se sont en particulier intéressées à la divination, une des formes d’interrogation de l’invisible.

« Le jour des esprits est notre nuit » : une exploration de l’invisible

Les œuvres de Sheroanawe Hakihiiwe comme le monotype imprimé sur toile de coton Shitikari (Cielo de estrellas) ou les motifs tracés à l’acrylique sur papier de bagasse de canne à sucre de Donde yo vivo en mi selva en el rio orinoco también viven todos estos animales s’inscrivent dans la culture du peuple amazonien des Yanomami. Le ciel étant rarement visible dans la région où vivent ces derniers, obstrué par la dense végétation de la jungle, la vision d’un ciel étoilé, appelée shitikari, y revêt un caractère singulier et exceptionnel. A travers l’impression sur du tissu de motifs à l’aide de tampons, selon une répétition rythmique, Sheroanawe Hakihiiwe tente de rendre visible cette expérience visible sans la représenter.

Sean Lynch s’inspire du folklore irlandais

L’installation Latoon de Sean Lynch, associant, posés sur des étagères, un téléviseur diffusant une vidéo et divers objets artificiels collectés sur les autoroutes, est inspirée par un cas peu commun de victoire d’un récit associé aux mythes et au folklore sur la logique de la modernité et du progrès. En 1999, en effet l’Irlandais Eddie Lenihan parvint à réussi à faire modifier le tracé d’une route en construction pour empêcher l’abattage d’une aubépine à Latoon, arbre dont il estimait qu’il était le territoire de fées.

Meris Angioletti crée une piste de danse émettrice d’ondes

L’installation Tanzlinde de Meris Angioletti constitue une piste de danse dont le motif géométrique traduit une lecture énergétique de l’espace du centre d’art et stimule la communication entre les corps en mouvement. L’œuvre s’inspire d’un événement historique survenu à Strasbourg en 1518 : une véritable épidémie de danse. De la mi-juillet à fin septembre, des dizaines de personnes se mirent alors à danser à travers la ville sans que rien puisse les arrêter. Meris Angioletti expérimente les nombreux récits nés de cette fièvre à travers son œuvre qui sera e lieu en septembre 2019 de 24 heures de danse collective.