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Santons

14 Déc - 03 Jan 2010
Vernissage le 14 Déc 2009

Les santonniers sont des professionnels payant patente et ne recevant pas de subventions. Ils ne revendiquent d’ailleurs en aucune façon un droit à figurer dans ce guide. Et il en est d’excellents comme il existe de bien piètres artistes.

Communiqué de presse
Jean-Jacques Ceccarelli, Frédéric Clavère, Alain Domagala, Piotr Klemensiewicz, Mijares, Sylvie Reno, Laurent Septier…
Santons

Chacun se trouve toujours assez haut pour lutter avec des prétentieux. Qui craint l’autre? Un club de galeries, ne faudrait-il pas écrire d’associations subventionnées par la ville de Marseille et les différentes institutions, un club avec un droit d’accès de 300 euros (quel magnifique critère de qualité) donne donc un label à ses partenaires en publiant trimestriellement un « guide » des expositions purement calqué sur le « Via » ou le « Trafic » que proposait autrefois, de façon gratuite, l’office de la culture.

Que faut-il répondre à : « c’est pour éviter les expositions de santonniers » ? Les santonniers sont des professionnels payant patente et ne recevant pas de subventions. Ils ne revendiquent d’ailleurs en aucune façon un droit à figurer dans ce guide. Et il en est d’excellents comme il existe de bien piètres artistes.

C’est également une atteinte au choix des collectionneurs, bien rares il est vrai, si rares que je pourrais me permettre d’envoyer à chacun ce billet… C’est un affront aux galeristes qui ne sont pas dans le droit-fil des critères du club et qui vivent pourtant de leur travail.
Ne croyez pas que je parle comme un aigri que l’on aurait écarté. J’ai été consulté, je devrais dire sollicité au début de l’opération.

Les petites structures ont aussi une puissance, celle de l’union, et elles seront, quoiqu’il advienne, celles qui ont pesé, sans parade, à la véritable réussite culturelle. Tous les mots ont leur place dans un dictionnaire. Pour parler ou pour écrire faut-il encore connaître l’orthographe et la grammaire et posséder son propre style. Il manquera toujours quelque chose à un club : l’ouverture.

Cette attitude de repli sur soi est révélatrice d’un manque de confiance en soi ou d’une volonté formelle d’écarter une concurrence si infime soit-elle. Elle traduit également une volonté de puissance bien trop évidente. L’ouverture semble beaucoup plus naturelle vers une conquête d’un public en devenir.

L’évolution vers la modernité passe toujours par la générosité et l’invention. Cette résolution de partition indique une sclérose qui ressemble étrangement au passéisme. Laissons le public choisir, le public des arts plastiques est déjà une élite restreinte, si nous la coupons de son nécessaire passé nous l’incitons encore davantage à une partition de sa part plus préjudiciable à l’inconnu qu’aux valeurs reconnues.

Il faut avoir conscience de la possibilité d’une évolution de l’amateur, voire de sa naissance. Croire que l’art nouveau n’a pas d’origine est une ineptie qui révèle plus l’ignorance du passé et de son terrain qu’il n’assure les valeurs montantes. Dans cette attitude de rejet, il n’y a pas d’antinomisme il n’y a que peur et méconnaissance des autres.

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