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Samuel Richardot

29 Oct - 06 Déc 2010
Vernissage le 29 Oct 2010

Samuel Richardot utilise une peinture liquide, très diluée, qui non seulement prend place dans la toile mais se glisse entre ses fibres. La surface peinte devient alors un objet vivant, organique.

Communiqué de presse
Samuel Richardot
Samuel Richardot

Balice Hertling présente les nouvelles oeuvres de Samuel Richardot. Cette exposition est composée d’une toile grand format, d’une série de toiles plus petites, et, nouveau chez l’artiste, d’un collage.
 
Ce dont il n’est certainement pas question au sein des toiles de Samuel Richardot, c’est la recherche d’un paysage entre figuration et abstraction. Admettons que les motifs dans l’oeuvre de Richardot soient dérivés de différents objets communs: des ciseaux, des nuages, etc. On peut parfois alors remarquer des zones qui trompent l’œil, invitant les ombres narquoises de ces mêmes objets, interprétés; parfois encore, le processus de transformation projette de nouvelles ombres, donnant naissance à un ensemble de symboles vacillants qui, comme la forme du lapin sur la lune d’après la légende chinoise ou les nuages chez Léonard De Vinci avec sa technique du sfumato, seraient là, devant nos yeux ou non.
 
L’artiste s’intéresse aux déguisements en tout genre. Le point focal de la réflexion étant la question de temporalité. Ou plutôt, le déguisement comme une sorte de retardement de la perception du temps par le spectateur, offrant ainsi une expérience plus lente et dense du temps. Celui-ci s’apparentant alors à l’expérience d’éternité, et sa compréhension mystique et intuitive.

Richardot utilise une peinture liquide, très diluée, qui non seulement prend place dans la toile mais se glisse entre ses fibres. La surface peinte devient alors un objet vivant, organique (ou plutôt l’artiste nous rappelle qu’il en a été ainsi dès le début), et la peinture au contact de la toile serait comme un être vivant, se mouvant devant nos yeux.
 
C’est au travers de ce processus du temps ralenti, qui vérifie et réfute le monde originel de ces faux symboles, et qui est en outre déterminé par le hasard, que ces toiles se présentent à nous, peut-être plus en tant que peinture, au sens de matière peinte, qu’en tant qu’images.

critique

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