DANSE | FESTIVAL

Sacre/Gold, Séquence Danse 2017

25 Mar - 30 Mar 2017

Dans le cadre du festival Séquence Danse 2017, le Centquatre-Paris présente Sacre/Gold d’Emmanuel Gat, un spectacle réunissant deux pièces emblématiques de son travail chorégraphique, interprétations du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky et des Variations Golberg de Jean-Sébastien Bach.

En collaboration avec le Théâtre de la ville, Emmanuel Gat présente au Centquatre-Paris Sacre et Gold, deux pièces significatives de son travail chorégraphique qu’il reprend à l’occasion de Séquence Danse 2017.

Sacre/Gold

Sacre/Gold réunit deux pièces d’Emmanuel Gat. Bien que ces dernières n’aient que peu en commun, Sacre et Gold permettent de mieux comprendre le cheminement chorégraphique et professionnel d’Emanuel Gat depuis 2004, année où le chorégraphe d’origine israélienne s’est fait connaître avec Sacre du printemps, une interprétation singulière de l’œuvre d’Igor Stravinsky, dans laquelle la salsa trouvait toute sa place.

Programme partagé, Sacre se poursuit avec cette autre création d’Emmanul Gat, Gold. Abbréviation de Goldlandbergs, spectacle créé en 2013, Gold met en perspective ce dernier. Goldlandsbergs est une pièce initialment inspirée par les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach selon l’interprétation qu’en a donnée le pianiste Glen Gould.

Emmanuel Gat porte donc un regard rétrospectif sur son propre parcours et semble établir dans Sacre/Gold un dialogue entre Stravinski et Bach.

Sacre/Gold : Sacre du printemps et danse salsa

Pièce pour deux danseurs et trois danseuses, Sacre s’apparente à un exercice classique, nombre de chorégraphes ayant leur propre interprétation du Sacre du printemps de Stravinsky. Celle d’Emmanuel Gat se fonde sur un emprunt à une danse populaire, la salsa. Cette danse qui symbolise la passion, le désir, tente de s’accorder au rythme de la partition de Stravinsky.

Sur scène, deux hommes et trois femmes s’unissent et se désunissent, laissant inévitablement seule l’une d’elles. Le nombre impair d’interprètes crée ainsi un déséquilibre, et permet de souligner le jeu de l’union et de la désunion, des couples se formant et de l’esseulement, de l’ordre et du désordre, de la continuité et de la rupture.

Sacre/Gold : les Variations Golberg réinterprétées

A l’univers coloré et virevoltant de Sacre, succède Gold. Pièce trouvant son origine dans l’interprétation des Variations Golberg de Bach par Glen Gould, Emanuel Gat a choisi d’utiliser des extraits d’une œuvre radiophonique de Glen Gould, The Quiet in the Land, un documentaire écrit à partir d’entretiens avec les membres d’une communauté du grand nord canadien dont Glen Gould a recueilli les impressions toutes personnelles et leurs visions de l’existence humaine.

La chorégraphie de Gold répond à la partition sonore qui superpose musique et voix. dès lors, se dessinent sur scène des trajectoires individuelles, et se forment duos et trios. Comme dans Sacre, le nombre impair d’interprètes conduit à constater à la fois la dissémination des danseurs sur scène et leur regroupement.