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Retrospective

07 Juil - 30 Juil 2009

Les 40e Rencontres d’Arles sont l’occasion de rendre hommage au photographe de renom, Willy Ronis, bientôt âgé de 99 ans. Une rétrospective réunit 80 de ses photographies à l’Eglise Saint-Anne.

Communiqué de presse
Willy Ronis
Rétrospective

Dans le cadre des 40èmes Rencontres d’Arles, 80 photographies de Willy Ronis ont été sélectionnées pour être exposées à l’église Saint-Anne.
Cette rétrospective vise à présenter un aspect de l’œuvre de Willy Ronis qui témoigne d’une conscience profonde de la nature même des images, et ce malgré son inscription traditionnelle dans le discours habituel du courant humaniste.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la vision anecdotique, la parodie, la tendresse et la finesse visuelle s’intègrent parmi les procédés narratifs chers à la photographie humaniste.
Porté entre autres par Robert Doisneau, René-Jacques, Marcel Bovis et Willy Ronis, ce mouvement se veut porteur d’un autre monde, un monde qui essaye d’oublier les horreurs de la Guerre par la poésie visuel.
Les rues animées de Paris, ses quartiers populaires, ses flâneurs, des enfants en train de jouer, ou plus généralement des scènes de la vie de tous les jours constituent alors le décor de ces photographes.

Cependant, même si Willy Ronis fait partie de ces photographes humanistes, il est lucide et la photographie n’est pas pour lui une fin en soi, un simple moyen de croquer des fragments de vie ça et là, mais un moyen d’exprimer sa propre expérience des réalités sociales qui l’entourent.
Il a conscience que cette tentative de donner une vision édulcorée de l’injustice sociale par la photographie est une imposture.
En témoigne ses photographies prises parmi les plus démunis, celles d’ouvriers, de piquets de grève et de harangues enflammées de syndicalistes, que ce soit aux usines Citroën (1936) et Renault (1950), aux mines de Saint-Étienne (1948), ou dans les rues de Paris (1950).

Par ses photos, Willy Ronis ne tente pas de maquiller la pauvreté ni d’esthétiser les pauvres, mais il s’associe à leurs revendications, à leur lutte, à leurs manifestes.

Qu’elles soient prises dans la rue, dans une usine, en pleine nature ou dans l’intimité, ses photographies constituent un recueil d’instants échelonnés sur l’ensemble de sa carrière de photographe, fondement de sa propre version du réel.