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Rencontres photo du Xe

PCarlotta Bailly Borg
@12 Jan 2008

Pour sa première édition, les Rencontres du Xe propose un état des lieux de la photographie dans un arrondissement où les habitants sont de plus en plus nombreux à exercer des professions liées à la photographie et à l’art. Elargissant l’espace d’exposition, dans une sorte d’inventaire des lieux photos du quartier, écoles, ateliers, bureau de presse, centres sociaux ouvrent leurs portes…

Par un accrochage dans ces lieux inédits, organisateurs et exposants souhaitent partager un lieu, une expérience de la photographie, susciter des rencontres, des échanges et donc permettre au public de se faire une idée de ce qu’une zone géographique génère comme travaux photographiques. Il s’agit de permettrent à un public composé d’amateurs autant que d’initiés, de découvrir des œuvres mais aussi d’appréhender autrement la photographie.

Pour cette partie des Rencontres, toute sélection a volontairement été écartée. Il apparaît donc un ensemble d’expositions hétéroclites avec des œuvres de qualité inégales. La participation à un projet de quartier est davantage mise en avant qu’une véritable cohésion. A l’image de la photographie actuelle et de sa diversité d’utilisation, les rencontres photographiques donnent une place à chacun, amateurs, professionnels ou personnalités reconnues.

Parmi tous ces lieux, quelques endroits atypiques sortent du lot.

La galerie du centre Iris (centre de formation en photographie), seul lieu ne faisant pas parti du Xe arrondissement, présente quatre photographes (Erik Derac, Maciek Stepinski, Yann Sérot, Christophe Petit-Tesson) travaillant autour de la ville. Chaque regard nous apporte une vison différente de ces lieux déserts : poétique, mélancolique, humoristique ou même géométrique…Pourtant, ces lieux semblent connus, reflets de nos cités modernes où l’homme n’est représenté que par ces constructions.

Le showroom « il était une fois » est un atelier d’artiste, à la fois lieu de travail et d’exposition. Emmanuel Lesgourgues, designer plasticien, y expose son travail. Plus proche du dessin que de la photographie, les images accrochées dévoilent un monde onirique où les formes semblent mouvantes et aléatoires. Tumultueuses ou frémissantes, elles évoquent une forme de vie en perpétuelle évolution, à la fois artificielle et sensitive.

Le collectif Luce n’a pas de lieu fixe. Il est accueilli tour à tour par cinq lieux pour cinq soirées de projection. Fondée en 2000, ce collectif rassemble cinq photographes indépendants travaillant essentiellement pour la presse française (Edouard Caupeil, Martine Chavaneau, Hélène Zuccaro, Raphaël Dautigny, Javotte Boutillier). Ils développent travaux personnels et projets collectifs avec une même conception de l’image, une énergie et une volonté d’aller à la rencontre de l’Autre.
Lors des projections photographes du collectif et photographes invités, présentent chacun un sujet personnel : société, vie quotidienne, événements culturelles, portraits, paysages, reportages de proximité, en France et à l’étranger, des histoires, des parcours, en couleur ou noir et blanc. Luce dévoile avec finesse et subtilité, une vision actuelle d’un monde changeant et varié.