DANSE | SPECTACLE

Rencontres Chorégraphiques. Soleils

13 Mai - 13 Mai 2014
Vernissage le 13 Mai 2014

Puisant aussi bien aux sources du bunraku (théâtre de marionnettes) japonais que dans le carnaval brésilien, dans la poésie chuchotante qui s’épanouit dans la pénombre d’Emily Dickinson, ou que dans celle vibrante, pleine d’énergie et de rage de Dylan Thomas, Soleils de Pierre Droulers expose les noces fiévreuses de la lumière et de l’obscurité.

Pierre Droulers
Rencontres Chorégraphiques.
Soleils

«Rassembler des danseurs, des voleurs d’énergie, des oiseaux. Du plus rapide au plus lent, affublés de rites étranges, de secrets. Solitaires, multitude, ils font corps puis se désolidarisent. Toujours en mouvement, ils illuminent le monde de leurs lueurs, de leurs lanternes. D’où vient cette lumière? Où va-t-elle? Fulgurances, amenuisements, transparences, les corps circulent et laissent percevoir leurs déplacements. Leur arrêt annulerait toute lumière certaine. La danse évolue jusqu’à l’extinction des feux. Dans ce déferlement de rythmes, d’éclats et de sons, une ombre plane. Le souvenir d’un monde éteint, d’une menace. Celle d’une tension à l’oeuvre, comme un pont suspendu entre le jour et la nuit.» (Pierre Droulers)

Avec cette nouvelle création, Pierre Droulers poursuit son exploration sur le mouvement et l’articule à une réflexion sur la lumière. Le plaisir et la liberté de la danse se confrontent à un questionnement sur la présence, la fabrication et la manipulation de sources lumineuses. Si cette pièce, de par l’énergie du groupe et le plaisir de la danse, se veut relativement solaire, l’ombre et l’obscurité y règnent aussi, comme invitations à la profondeur, au mystère ou à la sensualité. Pierre Droulers compose ses pièces en suivant une logique avant tout sensorielle.

Traitant les corps, le mouvement, les sons, la lumière et l’espace, comme des textures plastiques, il sculpte des objets scéniques singuliers dans lesquels le vide se confronte au plein, la présence à l’absence, la vie à la mort, l’ivresse à la mélancolie. Soleils revisite ainsi l’énergie brûlante des rituels et des défilés carnavalesques et réaffirme «le feu de la vie» face à la «grimace de l’histoire».