DANSE | SPECTACLE

Rencontres Chorégraphiques. Sacré Sacre du Printemps

12 Juin - 13 Juin 2013
Vernissage le 12 Juin 2013

Laurent Chétouane pose l’idée selon laquelle dans Le Sacre du Printemps, l’étranger se situe au cœur de la société, assimilé et donc privé de son être étranger. Dans Sacré Sacre du Printemps le chorégraphe décide donc de laisser l’autre exister comme autre puisque, de toute façon, «la plus grande étrangeté, chacun la trouve dans son propre corps»

Laurent Chétouane
Rencontres Chorégraphiques.
Sacré Sacre du Printemps

Dans Sacré Sacre du Printemps, le chorégraphe et metteur en scène Laurent Chétouane choisit l’une des œuvres les plus influentes de l’histoire de la musique et de la danse du XXe siècle.

Le Sacre du Printemps, composition d’Igor Stravinsky qui a rencontré l’incompréhension et un lourd rejet lors de sa création en 1913, est étroitement connectée à la danse de Nijinski.

Dans cette pièce, l’étranger est placé au cœur de la société, mais assimilé et intégré et donc privé de sa qualité d’étranger. En concevant sa nouvelle chorégraphie, Laurent Chétouane prend ce point de départ: comment un étranger peut-il rester étranger? En faisant passer le rituel de «sacrifice du printemps» au «sacrifice» chorégraphique et visuel du Sacre du Printemps lui-même, Laurent Chétouane traite de notre «incapacité à laisser l’étranger exister dans son altérité».

Dans un programme en trois parties qui met les sept danseurs dans la position de «sacrificateurs» dans un espace de tension musicale entre l’oeuvr de Stravinsky et une nouvelle composition du musicien Léo Schmidthals, Laurent Chétouane élabore sa vision d’une évolution qui permet la cohabitation avec l’étranger, et la rend possible justement sur la base de l’incapacité à être intégré: le sacrifice du Sacre du Printemps comme nouveau rituel pour l’étranger-resté-étranger.

Chorégraphie: Laurent Chétouane
Danse: Joséphine Evrard, Kathryn Enrigth, An Kaler, Senem Gökce Ogultekin, Matthieu Burner, Joris Camelin, Charlie Fouchier
Composition: Igor Stravinsky, Leo Schmidthals
Scénographie: Patrick Koch
Costumes: Sophie Reble
Dramaturgie: Leonie Otto
Collaboration artistique: Anna Melnikova, Sigal Zouk
Vidéo: Tomek Jeziorski
Lumières: Stefan Riccius.