DANSE | SPECTACLE

Rencontres Chorégraphiques. Le Verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)

22 Mai - 24 Mai 2013
Vernissage le 22 Mai 2013

Le travail de Gaëlle Bourges creuse le sillon de la sexualité, ses représentations, et le dialogue continu entre discours, pensées, images, imaginaires construits par la culture occidentale, et réponses produites par nos cerveaux. Le Verrou tente, non pas de déconstruire, mais d’introduire du doute, de la distance, de la dérision là où tout fait bloc.

Gaëlle Bourges
Rencontres Chorégraphiques. Le Verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)

La peinture occidentale ne nous habite-t-elle pas autant que les thèses de Freud, que l’iconographie de la presse populaire, du cinéma, d’internet, que l’infra-langage des discours politiques, médicaux, législatifs, que la crise…?

L’arsenal qui organise, informe, régule ce qui nous constitue est une machine difficile à arrêter, et pourtant quelque chose de nous résiste dans un «à côté» de la représentation: les rapports à l’autre, qui passent aussi par du sexuel, vivent dans une part de «non-représenté».

Le Verrou s’ouvre sur la reconstitution du tableau éponyme de Fragonard, peint à la fin des années 1770, et mêle histoire de l’art officielle tout comme histoires d’art fictionnelles, réminiscences du siècle des Lumières et balbutiements romantiques, libertinage imagé et atmosphère pré-révolutionnaire, performances physiques sur lit et performances discursives à table.

En tirant simultanément le fil du pictural, du sexuel, du fantasmatique, de l’historique, on a de fortes chances de tomber sur un os: c’est exactement ça que la pièce cherche. L’os.

Conception, chorégraphie: Gaëlle Bourges
Interprètes: Gaëlle Bourges, Marianne Chargois, Gaspard Delanoë, Alice Roland
Texte coécrit par Gaëlle Bourges, Marianne Chargois, Gaspard Delanoë, Alice Roland
Son: Stéphane Monteiro
Lumières: Abigail Fowler.