ART | EXPO

Remains

27 Oct - 24 Nov 2012
Vernissage le 26 Oct 2012

Les restes qui constituent l’exposition «Remains» ne sont plus tellement des objets réels. Ce sont des objets non faits ou refaits, devenus des extensions réifiées de leur réalité précédente. Ils ont été autrefois des objets utiles, et font désormais partie d’un monde ignoré, comme les éléments d’une nature morte classique.

Joseph Grigely
Remains

Un bout de papier abandonné, une paire de seaux retournés, un poêle à bois extirpé d’une cabane de pêcheur. Le rayonnage vide d’un entrepôt. Un tableau à punaiser, couvert d’annonces et de posters à un moment donné, et vide à un autre, si ce n’est des agrafes, punaises et déchirures de papier. La photographie de quelqu’un en train de chanter, tirée du New York Times. Ce sont des restes de l’activité humaine — et les façons inimitables dont nous laissons des traces dans les mouvements de nos vies quotidiennes.

Les restes (remains) qui constituent l’exposition «Remains» ne sont pas des objets réels qui sont laissés derrière, mais plutôt des objets non faits ou refaits, devenus des extensions réifiées de leur réalité précédente. Les légendes ont été modifiées, les couleurs ont été changées, le bois et la fonte ont été remplacés par de la résine uréthane transparente. Ils ont été autrefois des objets utiles — les papiers ont porté des conversations, les seaux de la peinture, le poêle a fournit de la chaleur, les rayonnages ont porté des peintures, les journaux ont transmis l’information à un moment donné — mais maintenant leur utilité s’avère inutile; ils font partie d’un monde ignoré, ainsi les éléments d’une nature morte classique.

Joseph Grigely (né en 1956, vit et travaille à Chicago) a eu de nombreuses expositions en Europe et au Etats-Unis. Ses œuvres sont présentes dans les collections de la Tate Modern, Londres, du Kunstmuseum de Berne, au SMAK de Gant, au Whitney Museum of American Art et au Museum of Modern Art, New York. Elles ont été montrées dans des expositions au Centre Pompidou, Metz, au Capc, Bordeaux, au Musée d’art contemporain de Leipzig, à l’Architectural Association de Londres et à la Graham Foundation de Chicago. En 2007, le Baltimore Contemporary et le Tang Museum ont publié une monographie sur son œuvre: St Cecilia.

Parmi ses publications: Textualterity: Art, Theory, and Textual Criticism (1995), Conversation Pieces (1998) Blueberry Surprise (2006), et Exhibition Prosthetics (2010).

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par François Salmeron sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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