DANSE | SPECTACLE

Rayahzone

28 Mar - 30 Mar 2014
Vernissage le 28 Mar 2014

Invitation à la méditation, Rayahzone est une ode à la fraternité. Pour ce spectacle, les frères Thabet puisent l’inspiration dans leurs pratiques artistiques et dans le répertoire musical tunisien, explorant une spiritualité qui passe par la transe et par le souffle. Danseurs et circassiens, Ali et Hèdi Thabet créent ici leur premier opus en commun.

Ali Thabet, Hedi Thabet
Rayahzone

Danse au Quai Branly
Cet hiver, le musée du quai Branly invite lors de 3 week-ends de danse, des artistes venus d’Indonésie, de Tunisie et d’Afrique du Sud ainsi que des artistes européens, pour des spectacles dans lesquels la musique structure et sert de support d’inspiration à la création chorégraphique. La musique d’Erik Truffaz Quartet rencontre les danseurs sud-africains de Gregory Maqoma; une partition contemporaine de gamelan donne vie aux recherches chorégraphiques de la compagnie néerlandaise LeineRoebana et mêle artistes indonésiens et néerlandais à la recherche d’un héritage partagé; le chant soufi inspire les frères Thabet, artistes belgo-tunisiens en équilibre entre danse et acrobatie.

Un spectacle des frères Ali et Hedi Thabet

Dans une cour que l’on imagine nichée au cœur d’une médina d’Afrique du Nord, une voix s’élève. Seule, invisible d’abord. 5 chanteurs soufis tunisiens surgissent un à un sur le plateau. Égrenant une litanie lancinante et pénétrante, leur ballet indolent croise celui, troublant, des 3 danseurs. Le premier est droit et grave comme la raison, le deuxième incarne toutes les folies de l’homme. Masqué par le crâne décharné d’un animal, le troisième vole presque sur ses béquilles. Il joue une mort glaçante mais aussi étrangement vivante.

Dans Rayahzone, la musique et les musiciens sont acteurs à part entière du spectacle. Le tunisien Sofyann Ben Youssef, pianiste, musicologue et directeur musical (formé au prestigieux Institut supérieur de musique de Tunis) a voulu s’inspirer des chants soufis: «La musique soufie a longtemps été interdite en Tunisie. Elle était considérée comme une forme d’opposition au système politique. Ceux qui la pratiquaient avaient une vision complètement différente. Ce n’est que depuis la chute du régime de Ben Ali, que la culture soufie s’est véritablement émancipée. Avant, elle se pratiquait en secret, dans des cercles très fermés. J’ai voulu explorer cette facette dans ce projet», explique-t-il.

Conception et mise en scène: Ali Thabet et Hedi Thabet
Direction musicale: Sofyann Ben Youssef
Avec Lionel About, Ali Thabet, Hèdi Thabet et Mehdi Ayachi, Mourad Ben Brahim, Walid Soltan, Nidhal Yahyaoui
Création lumières: Madjid Hakimi
Création sonore: Mathieu Dupont
Scénographie: Julia Irribarria
Régie lumières: Ana Samoilovich
Régie son: Jérôme Patrice
Production: Théâtre de Suresnes Jean Vilar
Coproduction: Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Avec le soutien à la résidence du Théâtre Phou-Mad’Art/Carthage et de l’Institut français de Tunis

Informations
Vendredi 28 et samedi 2 mars 2014 à 20h
Dimanche 30 mars 2014 à 17h