ART | EXPO

Alinea

08 Avr - 02 Juin 2018
Vernissage le 08 Avr 2018

L’exposition « Alinea » à la galerie Laurent Godin, à Paris, réunit des œuvres en tissu et sur papier géométriques et abstraites de Raffaella della Olga qui évoquent autant l'art minimal et conceptuel que l’art optique, les arts appliqués, le Bauhaus et la poésie concrète.

L’exposition « Alinea » à la galerie Laurent Godin présente des œuvres en tissu et sur papier de Raffaella della Olga, des Stoffe et des Tapuscrits géométriques et abstraits qui semblent créer leur propre langage.

« Alinea » : œuvres en tissu et sur papier de Raffaella della Olga

Le titre de l’exposition, « Alinea », résume parfaitement la démarche de Raffaella della Olga pour laquelle la géométrie constitue une base, un cadre conceptuel et spirituel permettant de construire un espace autonome. Ce titre souligne l’importance de la ligne dans sa pratique mais aussi l’irrégularité qu’elle introduit dans l’utilisation de celle-ci et dans son recours à la géométrie, à l’image de l’alinéa qui pour aérer et rythmer un texte, en interrompt la continuité.

Raffaella della Olga, entre art minimal et poésie d’avant-garde

Les œuvres sur papier de Raffaella della Olga déploient des lignes qu’elle trace et multiplie tel un mantra à l’aide d’une machine à écrire mécanique dont elle a substitué au rouleau encreur des feuilles de carbone de diverses couleurs et dont elle n’utilise que quatre touches, dont une modifiée. Par des gestes répétitifs de frappe durant des heures, le plus souvent sur la touche « tiret », elle trace des lignes rectilignes, obliques, parallèles, entrecroisées… Les Tapuscrits ainsi réalisés forment un langage propre, à la croisée de l’écriture et du dessin, de l’art minimal et conceptuel et de la poésie d’avant-garde.

Les œuvres sur tissu comme Alinea (Rosso) et Stoffe (Céleste) sont elles aussi dominées par les lignes, qui s’organisent en des grilles frontales propices aux effets d’optique. À la manière des tableaux d’op art, les surfaces quadrillées de ces Stoffe semblent clignoter, vibrer, se mouvoir, et incitent à s’approcher pour résoudre l’incertitude dans laquelle l’œil est plongé. Apparaissent alors des découpes carrées réalisées dans la toile au cutter, dans la toile, une trame dans la trame qui laisse place à la perception tactile du textile.

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