ART | EXPO

Rachel Whiteread

18 Sep - 13 Nov 2010
Vernissage le 18 Sep 2010

Pour sa première exposition à la Galerie Nelson-Freeman, Rachel Whiteread a réuni un ensemble de sculptures en résine et plâtre teinté qui composent des natures mortes au format intimiste.

Rachel Whiteread

La Galerie Nelson-Freeman présente une exposition de sculptures et dessins récents de Rachel Whiteread. Au cours des vingt dernières années, les sculptures de Rachel Whiteread ont exploré les thèmes de l’absence et du souvenir par des manipulations de l’espace et de l’environnement architectural, tout en revisitant les traditions de l’Art minimal et conceptuel.

L’artiste utilise des matériaux industriels tels que plâtre, résine synthétique et caoutchouc pour mouler l’intérieur de divers objets familiers. Elle nous offre ainsi une étrange vision en creux où l’invisible revêt une forme tangible et le vide se matérialise. Les moulages reproduisent la face interne d’objets aussi banals qu’un lit, une maison, une caisse ou une baignoire, tandis que leur matière, souvent transparente, leur donne une dimension spectrale aussi forte que leur présence palpable.

Pour sa première exposition à la Galerie Nelson-Freeman, Rachel Whiteread a réuni un ensemble de sculptures en résine et plâtre teinté qui composent des natures mortes au format intimiste. Les objets quotidiens issus du placard de la cuisine ou de l’armoire à pharmacie (tubes en carton, boîtes de médicaments, cartons d’épicerie, fragments d’emballages divers) reconfigurent un paysage singulier.

Ce qui est nouveau dans les œuvres présentées ici, c’est l’affirmation de la couleur dans toute une gamme de nuances subtiles. Alors que la plupart des œuvres sont accrochées au mur, Ghost, Ghost I, est une sculpture en ronde-bosse. Il s’agit d’un moulage en polyuréthane transparent d’une maison de poupée, monument domestique à la mémoire de l’enfance, illustrant le basculement d’échelle qui caractérise l’exposition.

Les œuvres sur papier occupent une place centrale dans la démarche de Rachel Whiteread. «Mes dessins constituent un journal intime de mon travail», explique-t-elle. Elle les montre rarement et c’est l’une des premières expositions où ses dessins côtoient ses sculptures. La nouvelle série des «Postcard Studies» prend son origine dans une collection de cartes postales rassemblées au fil de ses voyages. Les images sont retravaillées à la gouache blanche et à la perforeuse afin d’annuler leur valeur documentaire tout en préservant l’intégrité des formes, tel un memento mori abstrait.