ART | EXPO

Quitte à sauver le monde, autant le faire avec style

22 Nov - 13 Déc 2003

Photos, installations, vidéos et performances pour bouleverser les normes de lecture et de compréhension du monde. Mises en scène du corps physique, confronté aux codes et signes de l’espace publique.

Communiqué de presse
Keren Amiran, Rémy Bosquère, Guillaume Dufresne, Wolf von Kries, Julien Prévieux, Rémi Uchéda, Virginie Yassef

Quitte à sauver le monde, autant le faire avec style

The Store est une association loi 1901 réunissant des commissaires d’exposition indépendants et des artistes. Elle a pour but de promouvoir la création contemporaine sous ses différentes formes.
C’est un nouveau lieu qui s’inscrit dans le contexte artistique et culturel de l’est parisien, en pleine expansion depuis deux ans. Cette exposition est l’occasion de donner une première impulsion à cet espace dans la perspective de le pérenniser. La galerie est un espace indépendant non commercial dédié à l’art contemporain.

Le titre de l’exposition — clin d’œil à ces phrases d’accroche figurant sur les affiches de films d’action — évoque avec ironie la responsabilité des artistes face au monde actuel.
Au-delà d’un constat cynique ou amer d’un contexte politique, social et culturel donné, ceux-ci proposent un art d’attitude, où l’indiscipline ne va pas sans un certain humour, où les formes d’autorité et les langages de pouvoir établis sont relus et recomposés à l’aune de la subjectivité de chacun.

Les photographies, installations, vidéos et performances présentées dans cette exposition montrent tour à tour différentes postures adoptées et adoptables.
Dans «Quitte à sauver le monde…», il sera question de se piquer, de se faire piquer, de s’accrocher, de se suspendre, de se hisser, de s’accroupir, de se protéger, de se ramasser, de se faire épingler, de se scotcher, de se percher…

L’inconfort du corps, accru dans un espace social normalisé à outrance, est ici mis en scène pour être mieux stigmatisé.

À partir d’un vocabulaire normatif, codifié et parfaitement identifiable (une tribune politique, un mode d’emploi, un intérieur bourgeois, un kit de plage, une voiture…), ils introduisent des anomalies qui perturbent le fonctionnement logique des signes quotidiens et usuels. Les œuvres créées apparaissent comme autant de formes qui se déclinent, s’ajoutent ou se superposent. Ce faisant, les artistes se ré-approprient de manière poétique et critique un territoire public aujourd’hui contrôlé et réglementé à outrance.

Commissaires
Rémy Bosquère
Marie Cozette
Julie Pellegrin