ART | EXPO

Que faire? Art/film/politique

09 Mar - 09 Mar 2011
Vernissage le 09 Mar 2011

Cette programmation s’inscrit dans le prolongement de la manifestation «Que faire? Art/film/politique» organisée par Le Peuple qui manque. Elle propose de revenir sur le renouveau des stratégies critiques et reconfigurations actuelles des liens entre art et politique au sein de l'art contemporain, du cinéma et de la vidéo contemporaine.

Communiqué de presse
Chen Chieh-Jen, Lin Yilin, Liu Wei, Alain Declercq
Que faire? Art/film/politique

De janvier à mai 2011, la manifestation «Que faire? Art/film/politique» se prolonge au Cinéma Méliès et à la Maison populaire de Montreuil…

Mercredi 9 mars 2011. 20h. Cinéma Le Méliès

Asie, échos de la violence d’Etat. En présence de Sylvie Lin, critique d’art, Taïwan

— Chen Chieh-Jen, The Route, 2006. 17 min
Ce film est inspiré par la grève des dockers de Liverpool de 1995. Pendant le régime de Margaret Thatcher dans les années 1980, tous les ports britanniques ont été privatisés. En 1995, 400 dockers de Liverpool ont lancé une grève. Ce mouvement a déclenché une résistance à la privatisation des ports de dockers dans le monde entier.

Originaire de Taiwan, né en 1960, Chen Chieh-Jen œuvre entre installation, performance, photographie, vidéo, examinant l’histoire de Taiwan dans le contexte plus large de la mondialisation. Son travail porte notamment sur les effets de la migration, sur le devenir du monde ouvrier et de l’usine et la puissance de la diffusion des images.

Les tournages des vidéos de Chieh-Jen Chen peuvent être considérés comme des «actes d’écriture des mémoires en marge», gelant «la colonisation de l’intérieur et de l’extérieur du pays». Les créations de Chen Chieh-Jen ont fait irruption dans les années 80, à l’époque où Taiwan était encore sous la loi martiale. Après la levée de la loi martiale en 1987, il a interrompu son travail artistique pendant neuf ans.

Chen Chieh-Jen s’est fait remarquer à la fin des années 1990 avec les photographies et son film Lingchi-Echoes of historical photography qui ont fait le tour du monde des biennales et autres grandes manifestations internationales: Biennale de Sao Paolo et Taipei (1998), Biennale de Venise et Biennale de Photographie de Mexico (1999), Biennale de Lyon et Biennale de Kwang-ju, Photo Espana (2000), Galerie Nationale du Jeu de Paume (2001), Queens Museum, New-York (2001), Otis College of Art & Design, Los Angeles (2003). Toujours très présent, son travail a été vu récemment lors de nombreuses manifestations: aux 48e et 51e Biennales de Venise, la 6e Biennale de Taipei, Undercurrents 06, Museum of Art in Goteborg, Liverpool Biennale, Tate Liverpool, Zones of Contact, Biennale of Sydney, entre autres. Il a reçu le Prix spécial en 2000 lors de la 3e Biennale de Gwangju en Corée. Il est représenté par la galerie Olivier Robert.

— Lin Yilin, One Day, 2006-2009. 6 min
Né en 1964 à Guangzhou, Chine, Lin Yilin s’est fait connaître avec ses actions d’interventions dans les espaces urbains. Dans une œuvre désormais célèbre, il déplaçait une à une les briques d’un mur de façon à traverser les villes, indifférent aux axes de circulation, aux sites et aux places, occasionnant quelques perturbations et un grand nombre d’interrogations. One Day est une action dans la rue qui dénonce l’absurdité des relations humaines dans la société urbaine en pleine mutation dans la Chine d’aujourd’hui. One day a été exposée à la dernière Biennale de Lyon.

— Liu Wei, A Day To Remember, 2005. 13 min
Artiste chinois né en 1965, Liu Wei vit et travaille à Pékin, où il a étudié la littérature, l’art et la philosophie. Son travail porte sur l’histoire récente de la Chine, dans son rapport au pouvoir, à la mémoire et à l’oubli. Ses vidéos confrontent les symboles de la Révolution, toujours visibles, avec la répression des évènements contestataires de 1989 dont il ne reste pas de traces concrètes. Dans un monde de silence où la mémoire officielle semble avoir annihilé tout ce qui pourrait l’ébranler, Liu Wei cherche à réactiver ce qui est caché, tapi dans l’inconscient politique chinois.
Dans A Day to Remember, Liu Wei interroge des étudiants à la sortie de l’université de Pékin le 4 juin 2005, jour du seizième anniversaire de la répression des manifestations sur la place Tian’anmen. Il leur pose à tous la même question : quel jour sommes nous aujourd’hui?

— Samedi 19 mars 2011. 20h. Maison populaire de Montreuil
Conférence-projection d’Alain Declercq
Entrée libre

Alain Declercq (né en 1969 à Moulins, vit et travaille à Paris et à New York) a su imposer son travail sur la scène artistique en affirmant une pratique où la manipulation du visible devient l’objet d’intrigue perceptive. Installations, photographies, dessins, films sont autant de moyens pour explorer les langages du pouvoir et des oppressions qu’ils engendrent. Avec humour, souvent ironie, Alain Declercq se joue des schizophrénies sécuritaires, comme des dispositifs de surveillance. Pour inquiéter la réalité, dévoiler les dispositifs, toutes les stratégies sont offertes: filature, infiltration, enquête. Autant de techniques relevant du roman d’espionnage qu’Alain Declercq a su réinvestir dans ses pièces comme dans les dispositifs d’exposition eux-mêmes.

Une programmation conçue par Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós.
Cette programmation s’inscrit dans le prolongement de la manifestation «Que faire? Art/film/politique» (11-19 décembre 2010), organisée par Le Peuple qui manque et qui, sous forme de symposium critique et de projections, proposait de revenir sur le renouveau des stratégies critiques et reconfigurations actuelles des liens entre art et politique au sein de l’art contemporain, du cinéma et de la vidéo contemporaine.

Site officiel

www.lepeuplequimanque.org

Prochaines séances

— 4 mai 2011. 20h. Cinéma Le Méliès
— 14 mai 2011. 20h. Maison populaire de Montreuil

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