ART | FILM

Prospectif cinéma

31 Mar - 31 Mar 2010
Vernissage le 31 Mar 2010

Les films et installations de Jordan Wolfson combinent les caractéristiques de l’art conceptuel à l’exploration d’expériences personnelles et à un sens poétique, conduisant certains critiques à qualifier son œuvre de «romantico-conceptuelle».

Jordan Wolfson
Prospectif cinéma

Mercredi 31 mars 2010. 20h. Cinéma 1
Jordan Wolfson est né en 1980 à New York. Ses films et installations combinent les caractéristiques de l’art conceptuel à l’exploration d’expériences personnelles et à un sens poétique, conduisant certains critiques à qualifier son œuvre de «romantico-conceptuelle».

 Il joue fréquemment avec l’idée de répétition et réalise des films numériques qui sont ensuite transférés en 16 mm.

Pour Dreaming of the dream of the dream l’artiste a monté à la suite des extraits de dessins animés montrant de l’eau déferlante ; le film 16 mm est projeté en boucle jusqu’à ce que la pellicule s’abîme, que les images s’effacent et que l’œuvre devienne un simple souvenir. Dans Perfect Lover, un corbeau décompte les heures avec une voix humaine. L’artiste s’inspire ici de l’œuvre Untitled (Perfect Lovers) (1991) de Felix Gonzalez-Torres pour aborder l’expérience du temps de manière drôle et décalée. Les icônes de la culture populaire sont des références communes que Jordan Wolfson utilise souvent pour communiquer avec le spectateur.

I’m sorry… présente le buste d’un homme en smoking récitant en langue des signes le discours final de Charlie Chaplin dans Le Dictateur, une ode à la liberté et à la démocratie. Pour Neverland, l’artiste reprend la vidéo que Michael Jackson avait réalisée pour se défendre des accusations de pédophilie qui pesaient sur lui, mais il ne garde que les yeux, seuls éléments authentiques de son visage.

Une certaine mélancolie plane sur l’œuvre de Jordan Wolfson, mais elle est toujours teintée d’ironie, conférant au familier et à l’ordinaire un caractère étrange. 

Cette séance ne sera pas une projection classique. L’artiste sera face au public avec son ordinateur et il lancera ses vidéos, mais aussi des images ou tous types de documents, à la demande des spectateurs et en fonction de leur curiosité. On pourra découvrir le contenu de son disque dur et entrer ainsi de façon inédite dans son univers artistique. Cette véritable interaction donnera l’occasion d’une discussion ouverte entre Jordan Wolfson et le public présent.

— Dinosaur, 2001. 13 mn. Vidéo coul.
— Neverland, 2001. 4’. Vidéo coul. et son
 Infinite Melancholy, 2003, 4’. Animation digitale, coul. et son
— Starfield, 2004, 1’. Film 16 mm
— Dreaming of the dream of the dream, 2004-2005. 1’, Film 16 mm coul.
— I’m sorry but I don’t want to be an emperor…, 2005-2006. 1’11’’. Film 16 mm. Noir et blanc
— Forest from above in reverse, 2006. 1’5’’. Film 16 mm coul.
— Untitled, 2007. 3’. Film 16 mm transféré en vidéo coul. et son
— Perfect Lover, 2007. 3’. Animation digitale transférée sur film 16 mm coul. et son
— Untitled False Document, 2008. 5’. Film 16 mm coul. et son



Prospectif Cinéma
Programmé par le service Création contemporaine et prospective du Musée national d’art moderne, le cycle «Prospectif cinéma» met en lumière la production cinématographique d’artistes de la jeune génération française et internationale. Il offre une occasion inédite de suivre l’actualité de l’art le plus contemporain et d’en comprendre la variété des enjeux. La présence des artistes et les débats avec le public sont les spécificités de ce cycle, qui affirme le caractère pluridisciplinaire de sa programmation et privilégie le dépassement des cloisonnements entre genres artistiques, la salle de cinéma se transformant parfois en salle de concert.