ART | EXPO

Présence construite de la sculpture à l’architecture

13 Nov - 13 Jan 2016
Vernissage le 13 Nov 2015

Cette exposition rassemble des artistes dont la réflexion et les œuvres les portent sur l’exploration d’espaces, intégrant architecture et paysage. Elle regroupe maquettes, constructions et photographies d’interventions dans des environnements urbains ou naturels.

Lucien den Arend, Claus Bury, Magdalena Jetelova, Elise Morin, Vera Röhm
Présence construite de la sculpture à l’architecture

Dans ce projet, Topographie de l’art renoue avec l’exposition «Au-delà de l’architecture» qui s’était tenue il y a un an, en rassemblant des artistes dont la réflexion et les œuvres les portent sur l’exploration d’espaces qui intègrent diversement l’architecture et le paysage.

Leurs recherches plastiques et conceptuelles s’expriment à travers un langage minimal et sobre, et sont liées à la compréhension des sites qu’elles investissent. Les œuvres  présentées sont de nature diverses: maquettes, constructions, photographies d’interventions dans des environnements urbains ou naturels.

Lucien den Arend est né en 1943 à Dordrecht, Pays-Bas. Il vit et travaille à Kangasniemi, Finlande. Son art cherche à présenter la façon dont une œuvre a été conçue — ce qui est à l’opposé de la réalisation, coûte que coûte, d’une forme définitive. La forme suit la façon la plus économique dont un concept est mis au point; on pourrait dire que la forme suit la construction, ce qui signifie qu’une forme directe et élémentaire découle des techniques et des outils utilisés.

Claus Bury est né 1946 à Meerholz/Gelnhausen, Allemagne. Il vit et travaille à Frankfurt. Claus Bury dessine et construit des sculptures architecturales monumentales depuis 1979, essentiellement dans les espaces ruraux et urbains, soit d’après les règles de la suite minimaliste ou sous forme de systèmes fondamentalement structurels. Même lorsqu’il applique à la lettre les principes de la suite de Fibonacci ou de la règle d’or, il intègre d’astucieux déplacements de plans horizontaux et verticaux, crée des portes en trompe-l’œil ou des escaliers menant nulle part, qui donnent à l’observateur l’impression de visiter un monde imaginaire où les formes familières de l’orientation ne sont plus de mise.
Les  sculptures de Claus Bury correspondent exactement à leurs environnements spécifiques et expriment un langage architectural qui invite l’observateur à déambuler autour d’elles, à les traverser, à les gravir ou, tout simplement, à s’attarder devant elles.

Magdalena Jetelova est née en 1946 à Semily en Tchécoslovaquie. Elle vit et travaille à Munich et Prague. Pour son projet Atlantic Wall, Magdalena Jetelova s’est rendue, en 1994-1995, sur un lieu d’intersection entre l’intervention humaine et la nature originelle, là où la longue côte Atlantique sauvage rencontre les bunkers érodés de la Deuxième Guerre mondiale — un univers de signes au sens où l’entendait Baudrillard. Ses projections de rayons laser signent ces monuments engloutis de la mégalomanie allemande sous forme de citations du livre de Paul Virilio, Bunker archéologie (1975). Elle fait ainsi apparaître dans le paysage deux sortes de lignes: d’une part le littoral, autrefois perçu comme position stratégique, d’autre part des lignes d’écriture projetées révélant un arrière-fond sublime, en un livre idéal.

Elise Morin est née en 1978 à Paris. Elles vit et travaille à Paris.Elle développe des installations et des sculptures empreintes aux différentes mutations des paysages contemporains. Le rapport au lieu et le mode de production sont des composantes intrinsèques de son travail. Ils engagent une réflexion sur le rapport qu’entretient la création au bien commun et sur le rôle de l’esthétique dans la compréhension et la valorisation des pratiques et des espaces. Une approche poétique plus large est basée sur le travail du motif, de la mémoire et de la lumière.

Vera Röhm est née en 1943 à Landsberg/Lech, Allemagne. Elle vit et travaille à Darmstadt et Paris. La majeure partie de son travail est constituée par plusieurs cycles de sculptures qui s’inscrivent dans la durée et dans la variation. A partir d’un vocabulaire riche en formes géométriques, épurées et évocatrices, l’artiste scrute inlassablement les différentes possibilités formelles d’une même idée.