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Prairies

08 Juin - 13 Juil 2010
Vernissage le 10 Juin 2010

Richard Müller choisit à dessein des motifs banals, tentant d'interroger notre relation à l’image. Pour cette exposition, il proposera un dispositif comportant un dessin mural des plantes poussant devant son atelier, une vidéo et une aquarelle.

Communiqué de presse
Richard Müller
Prairies

Depuis ses premières expositions, Richard Müller produit des œuvres proposant différentes perceptions de paysages urbains, agrestes, de cartes géographiques, ponctués à l’occasion d’un texte dessiné.

Il s’agit, en choisissant à dessein des images banales, d’inventorier notre relation à l’image. La distanciation du sujet est amplifiée par la diversité dans le choix du médium: mine de plomb, crayon de couleur, aquarelle pour de grands dessins muraux, photo et vidéo.
 
Pour l’exposition Prairies, Richard Müller proposera un dispositif comportant un dessin mural, en l’occurrence, des plantes poussant devant son atelier, une vidéo et une aquarelle, Wallflower won’t you dance with me, I’m sad and lonely too, élaborés à partir du même sujet. Il exposera également un ensemble de nouveaux dessins, prolongeant la série initiée pour le Salon du dessin contemporain 2010 (Carrousel du Louvre, Paris).
 
« »Flou croissant » pourrait aussi être le verdict d’un visiteur de l’exposition survolant le travail de Richard Müller et comparant son point de départ au produit final. Richard Müller, cet artiste natif de la ville Suisse de Schaffhausen et travaillant aujourd’hui à Paris, ne s’intéresse guère au spectaculaire. En tant qu’artiste, il préfère travailler sur le banal et diriger son attention sur les petites choses, sur ce que l’on voit tous les jours sans presque jamais y prêter attention. Par son observation minutieuse, il perçoit les transformations les plus infimes.
 
Qu’il travaille à l’objectif ou aux pinceaux, Richard Müller puise son inspiration dans les processus lents. Une série de photos capturant la vue nocturne qu’il avait de son atelier berlinois en est un bon exemple. Il a rassemblé dans des travaux vidéo une suite d’images quasiment identiques, prises presque toujours à la même heure. Ce n’est qu’avec le défilement rapide de ces images que l’observateur inexpérimenté perçoit instantanément les transformations.
 
C’est à partir de cette matière brute que l’artiste a travaillé. Il a commencé, d’une façon presque obsolète, par esquisser méticuleusement les plantes au crayon en leur ôtant toute couleur. Dans un second temps, il a concentré son attention sur les formes, les a agrandies et leur a redonné un peu de couleur: il en émerge une peinture murale abstraite aux tons pastels. Trois œuvres somme toute très différentes, parties d’un regard attentif porté sur un petit bout de terre bien peu spectaculaire. Richard Müller joue avec la transformation, varie, essaie, change de support, balance entre le concret et l’abstrait, entre une netteté tranchée et une tendance au flou…» (Extraits du texte de Barbara Ackerman, Schaffhauser AZ, Juin 2009)

Vernissage
Jeudi 10 juin 2010. 18h-21h30.

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