ART | EXPO

Poussières d’Amérique

15 Mai - 23 Juin 2012
Vernissage le 15 Mai 2012

Poussières d’Amérique est à vivre comme un rêve tout en se laissant porter par le son, l’image et les émotions intimes, parfois nostalgiques. Un chef-d’oeuvre d’humanité.

Arnaud des Pallières
Poussières d’Amérique

Beyond the soundtracks est une programmation conçue par Anne-Laure Chamboissier, commissaire invitée à La Box pour l’année d’étude 2011-2012. Cette programmation réunit, en trois expositions, les cinéastes Vincent Dieutre, Bertrand Bonello et Arnaud des Pallières. Elle explore le rapport singulier qu’ils entretiennent à la musique et au son dans leurs films. Elle est aussi l’occasion de réunir les cinéastes et les étudiants lors de workshops, où sont créés pièces radiophoniques, musiques et courts films.

À cette occasion, Arnaud des Pallières a choisi de présenter Poussières d’Amérique, son dernier film montré pour la première fois au FID Marseille en juillet 2011, et récemment diffusé par Arte. Comment décrire l’originalité de ce film? Voici la présentation qu’en fait Arnaud des Pallières: «Ce film est une improvisation. Un journal de travail. Un poème un peu long fait de morceaux d’autres films, de bout de phrases, de musiques et de sons d’un peu de tout. Ecrit dans la langue du cinéma. Sans dialogues. Sans commentaire. Muet. Mais bavard aussi parce qu’il raconte beaucoup d’histoires. Une vingtaine. Brèves, infimes et qui mises ensemble font ce qu’on appelle la grande histoire. Ça parle d’Amérique. Donc de nous. Des morceaux de la vie de chacun. Un enfant, son père, sa mère, le lapin, le chien, les fleurs, votre enfance, la mienne, la nôtre. Les Indiens, Christophe Colomb, Apollo, la lune. Chaque personnage dit «je». C’est le journal intime de chacun. L’autobiographie de tout le monde…»

Ce film passionnant a fait l’objet d’une installation dont la première exposition a eu lieu au Fresnoy en juin 2010 dans le cadre de l’exposition «Panorama». Remontrée et reconfigurée à La Box, trois boucles d’images et une boucle de son s’organisent de manière aléatoire, offrant aux spectateurs différentes combinaisons d’histoires possibles. Cette installation, de manière partielle, offre à révéler le processus de fabrication et d’élaboration de ce film.