ART | EXPO

Portraits of Paintings

13 Mar - 15 Mai 2010
Vernissage le 13 Mar 2010

Pieter Schoolwerth a d'abord sélectionné des oeuvres italiennes et hollandaises du XVIe et XIVe siècle, qu'il suit tout d’abord rigoureusement, avant de dépasser les représentations de la peinture originale pour créer une nouvelle et unique masse hybride.

Pieter Schoolwerth
Portraits of Paintings

La Galerie Nathalie Obadia présente la première exposition personnelle de Pieter Schoolwerth en France. L’exposition fait suite aux «Portraits of Paintings» dans laquelle l’artiste élargit le champs de son exploration, initiée par son Z-axis Cycle, en évitant l’écueil classique de «critiquer» ou de «s’exprimer» à travers sa peinture.

Il utilise littéralement la peinture classique comme matière première de son étude picturale. Comme l’exprime le titre, «Portraits of Paintings» est une série de formes allégoriques par nature: chaque oeuvre met en scène l’acte de peindre et est elle-même une peinture figurative.

Miguel Abreu a bien défini ce travail: «Dans la série, le procédé utilisé pour chaque œuvre est identique, il est même rationnalisé remarquablement en comparaison aux efforts précédents de Schoolwerth.

Une première sélection d’œuvres italiennes et hollandaises du XVIe et XIVe siècle est établie. Schoolwerth suit tout d’abord rigoureusement, puis dépasse les représentations de la peinture originale pour créer une nouvelle et unique masse hybride. Dans ce qui pourrait être considéré comme un effet inverse du Cubisme, au lieu de représenter l’articulation d’une forme suivant différents points de vue, ce qui émerge est une chimère telle une somme de superpositions et de compressions. La «représentation» imaginaire qui en résulte est un «portrait du» groupe original.

«Tandis que Schoolwerth transforme la peinture de Ter Brugghen ou de Pieter Bruegel l’ancien par exemple, sa nouvelle composition mélange à la fois une narration adaptée et n’offre aucun corps singulier ou subjectivité autre que celle permise par l’action matérielle de peindre en elle-même. Ce qui transparait alors est une sorte de double mouvement: abstraction suivie de la représentation ou alors extraction et ré-incarnation».

«De manière plus générale, tous les «Portraits of Paintings» ont, à ce jour, pour sujet de faire de la peinture figurative à une époque et dans un monde où la notion de corps humain est devenu de plus en plus instable. L’image actuelle de soi-même est comme un amalgamme de multiples images contiguës et concurrentes circulant instantanément sur les différents écrans de la réalité numérique. Si notre expérience actuelle du temps et de l’espace est un mélange de compression, superposition, extrapolation et de multiplication (ces quatre caractéristiques appartenant à un certain ordre d’abstraction) alors le corps humain actuel peut être considéré comme un produit directement issu de ses forces.

Dans un certain sens, les opérations picturales de «Portraits of Paintings» reflètent méthodiquement, et même réfractent cet état pulvérisé des choses. En revanche, ce qui distingue le projet de Schoolwerth et ce qui constitue son élément de résistance, se situe au dernier moment de la création picturale. Au moment précis où quelque chose s’apparente à l’apparition d’un nouveau corps, tel un mémorial à la gloire de la chair et du sang d’un corps représenté sous forme de flux. La délicate question qui s’ensuit alors est celle des morts vivants».

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par ——— sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Portraits of Paintings