PHOTO | EXPO

Portrait brésilien

29 Juin - 25 Sep 2011
Vernissage le 29 Juin 2011

La «Vitrine» de la MEP présente «Portrait brésilien», une série de visages photographiés par Xavier Fourtou à Sao Paulo. Dans la plus grande ville du Brésil, Xavier Fourtou s’est intéressé aux graffitis, ceux de la Villa Madelena tout d’abord, puis ceux trouvés au hasard de ses pérégrinations.

Xavier Fourtou
Portrait brésilien

Les portraits qui en résultent sont agencés en diptyques ou en mosaïque et accompagnés d’une légende, un adjectif qui qualifie l’humeur et le caractère de ces personnages. Ces compositions révèlent l’énergie propre au peuple brésilien, le rythme des formes et des couleurs est un hommage à cette culture métissée.

«Dans le quartier de Villa Madalena, à São Paolo, il y a un endroit totalement envahi de magnifiques graffitis très colorés, j’ai photographié tous les visages que j’y ai trouvés. Je suis parti ensuite à la recherche d’autres Brésiliens exposés sur des façades et passant pourtant presque inaperçus. C’est principalement dans les quartiers populaires du centre de São Paolo que j’ai trouvé de la vie sur les murs, de la gaîté, des surprises, des traits violents, des sourires discrets. J’y ai fait la connaissance d’un clown, d’un mannequin, d’une nonne, d’enfants se tenant par la main, d’un garagiste, d’un fou, d’un cuisinier, de Nina Simone, d’un conquistador portugais et d’un couple qui s’embrassait. Les photos de cette exposition sont d’abord regroupées par deux. J’ai créé des unions, j’ai prolongé l’idée du baiser.

Chaque paire d’images illustre un aspect de l’âme ou du caractère de mon Brésil: sexy, envoûtant, amoureux, nature, fidèle, nostalgique, mystique, inquiétant, chaotique, musicien. Dans un deuxième temps, j’ai réuni toutes les photos, comme sur un mur de São Paolo, couvrant l’intégralité de l’espace, entremêlées, se répondant l’une à l’autre, se mariant, et, je l’espère, créant une énergie verte, jaune et bleue. Bienvenue au coeur de São. Le garagiste, le conquérant, Nina et les enfants sont heureux de vous accueillir, ils vous attendaient.» (Xavier Fourtou)