ART | EXPO

Point at The Thing That’s Furthest Away

23 Nov - 11 Jan 2014
Vernissage le 23 Nov 2013

Avec son humour si particulier comme matière première, cette exposition permet à Joel Kyack de faire évoluer sa pratique toujours proche du bricolage vers la sphère picturale. Il s'intéresse ici au pouvoir de transformation que possède le cadre, permettant à toute personne d’exprimer et de souligner l’intérêt ou la valeur donnée à un objet.

Joel Kyack
Point at The Thing That’s Furthest Away

«Il y a un an de cela, j’emménageais dans mon nouvel atelier, niché sur une petite parcelle entre une rivière, une voie de chemin de fer et une autoroute, et situé à seulement un bloc de deux grands thrift stores dans un quartier de Los Angeles par ailleurs essentiellement industriel. Ces entrepôts (et les rues aux alentours) sont devenus le lieu de dépôt privilégié pour de nombreux objets jugés désormais inutiles et invendables. J’ai commencé à me promener quotidiennement dans ces magasins à la recherche d’objets potentiellement utilisables pour de futures œuvres.

Surveillant le rythme de restockage de ces boutiques, je me suis trouvé attiré par leurs étalages d’images encadrées.

Réapprovisionnées fréquemment, ces images proviennent de contextes extrêmement variés: dessins d’artistes amateurs, posters et affiches, diplômes universitaires ou objets de collection, souvenirs, portraits de famille ou encore publicités encadrées. Re-contextualisées dans des peintures pleines d’humour et d’énergie, faisant usage d’une gestuelle forte, ces images statiques commencent à prendre un nouveau sens. Un jeu s’instaure entre la toile peinte et l’image encadrée.

Je m’intéresse au pouvoir de transformation que possède le cadre, permettant à toute personne d’exprimer et de souligner l’intérêt ou la valeur donnée à un objet. Le cadre signifie que l’œuvre est terminée et lui concède une certaine qualité. Elle est prête à rencontrer son public, l’artiste n’y touche plus. Dans mes tableaux, ces images deviennent un matériau parmi d’autres dans un contexte élargi, elles sont libérées de leur état d’inertie. La fabrication de l’œuvre, l’emprunt et l’appropriation sont mis en lumière, de manière à questionner les sources de l’inspiration et les différentes façons de les interpréter.» Joel Kyack