ART | EXPO

Place Vendôme

26 Nov - 30 Jan 2011
Vernissage le 26 Nov 2010

Jean-Sylvain Bieth développe une réflexion sur la responsabilité de l’homme, tant dans le champ de l’art, que dans le champ politique et éthique. Il exhorte le spectateur à une expérience individuelle de l’oeuvre dans le contexte d’une conscience historique.

Communiqué de presse
Jean Sylvain Bieth
Place Vendôme

« L’État est incompétent en matière d’art (…), le jour où il nous aura laissés libres, il aura rempli vis-à-vis de nous ses devoirs (…). Laissez-moi terminer mon existence libre. » Gustave Courbet (1819-1877)

Depuis 1980, Jean-Sylvain Bieth développe une réflexion sur la responsabilité de l’homme, tant dans le champ de l’art, que dans le champ politique et éthique. Il utilise des matériaux très variés qu’il met en forme afin d’exhorter le spectateur à une expérience individuelle de l’oeuvre dans le contexte d’une conscience historique.

Jean-Sylvain Bieth, ayant déjà plusieurs fois travaillé sur l’oeuvre et la carrière de Courbet, a choisi de mettre en regard des Cribleuses de blé, Place Vendôme: une série de chiffres placés en hauteur, comme figés dans leur chute. Ces chiffres figurent la somme de 323 091,68 francs-or –soit 1 230 979, 30 euros actuels– que l’Etat français réclamait injustement à Courbet pour la restauration de la Colonne Vendôme, démantelée pendant le Commune en avril 1871, alors même que l’artiste n’était pas à l’origine de la mise à bas du monument. Gravement malade, le peintre meurt à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877, la veille du premier versement de la somme due.

Jean-Sylvain Bieth interroge ici les rapports complexes entre l’artiste et le pouvoir. Il présente également huit tableaux photographiques mettant en jeu les relations qu’il entretient avec l’oeuvre de Gustave Courbet.

Les Cribleuses de blé (1854) appartiennent à une série traitant de scènes rurales. Loin des sujets traditionnels de l’histoire antique et académique, l’oeuvre réhabilite la vie campagnarde et renvoie aux préoccupations réalistes de Courbet, contribuant ainsi à dépoussiérer la peinture française de l’époque. Elle fut acquise par le Musée en 1861 à l’issue de l’Exposition nationale des produits de l’industrie qui s’est tenue à Nantes et provoqua un véritable scandale.