ART | EXPO

Pièces pour clavecin

16 Sep - 19 Nov 2017
Vernissage le 15 Sep 2017

L’exposition « Pièces pour clavecin » à La Criée, à Rennes, réunit de nouvelles œuvres de Yann Sérandour inspirées par le clavecin et son histoire tourmentée : installations, ensembles sculpturaux, dispositifs sonores ou encore sérigraphie.

L’exposition « Pièces pour clavecin » à La Criée, centre d’art contemporain de Rennes, est une nouvelle proposition de Yann Sérandour : un ensemble d’installations autour du clavecin et de son histoire.

Yann Sérandour explore l’histoire tourmentée du clavecin

L’exposition s’inscrit dans la continuité de celle intitulée Harpsichord Suites for Still Dogs présentée par Yann Sérandour à la galerie parisienne gb agency au printemps. S’y exprimait déjà la fascination de l’artiste pour le clavecin et son histoire tourmentée, un instrument dont l’origine remonte au Moyen-Âge, qui a connu son âge d’or aux XVIIe et XVIIIe siècles puis que la Révolution française enterre jusqu’à ce que le son en soit perdu, pour être progressivement retrouvé au cours du XXe siècle.

L’ensemble sculptural Pièces pour clavecin, (piètement Louis XVI) est composée d’une croix de contrôle à laquelle sont suspendus par des fils de laiton six pieds de style Louis XVI dont la disposition reproduit celle d’un piètement de clavecin historique et qui oscillent selon les mouvements de l’air. Suggestive et aérienne, l’œuvre renvoie à la traversée parfois fantomatique des siècles par cet instrument.

Yann Sérandour questionne la reproduction haute-fidélité

Dans l’installation sonore intitulée Dual Truth deux exemplaires du disque Vérité du clavecin sont joués en même temps sur deux platines vinyle identiques. Alors qu’un décalage temporel se crée puis augmente progressivement entre les deux sources, c’est la « vérité » même promise par les pochettes des disques, qui se chevauchent sur un présentoir en bois au-dessus du dispositif sonore, qui est remise en question, de même que la haute fidélité promise par les platines.

Chaque œuvre s’inscrit dans une démarche similaire à celle d’un historien : de la même façon que celui-ci, à partir de sources documentaires collectées, comble les parties manquantes et reconstitue une suite d’événements, Yann Sérandour se sert d’objets tirés de l’œuvre de prédécesseurs ou de la vie quotidienne et d’événements fortuits, il poursuit des enquêtes, prolonge des récits et comble des manques, jusqu’à semer le trouble…