ART | EXPO

Phora

18 Fév - 22 Mai 2005
Vernissage le 17 Fév 2005

Articulation, expression vocale, inspirée par l’histoire et le contexte architectural de la Maison Rouge, et par deux lieux symboliques. Transformation des différents espaces d’exposition en autant de plateformes d’exploration des genèses de la vocalisation et de l’expression de la voix.

Communiqué de presse
Ann Hamilton 
Phora

Après deux expositions explorant le thème de la collection privée, la maison rouge invite l’artiste américaine Ann Hamilton à intervenir dans ses espaces.
Ann Hamilton a obtenu une reconnaissance internationale pour ses installations à grande échelle in situ, qui intègrent avec subtilité le son, la vidéo, la photographie et très souvent de vastes accumulations de matériaux et d’objets divers. L’artiste se réfère de manière récurrente à l’architecture de ses lieux d’exposition, comme à une seconde peau.
Pour sa première exposition personnelle à Paris, l’artiste crée «Phora», une articulation, une expression vocale, inspirée par l’histoire et le contexte architectural de la Maison Rouge, et par deux lieux symboliques: la Bastille — la voix d’une manifestation publique — et l’Opéra Bastille — la manifestation publique de la voix.
Dans le cadre de son exposition phora, Ann Hamilton transforme les différents espaces d’exposition en autant de plateformes d’exploration des genèses de la vocalisation et de l’expression de la voix.
Dès l’entrée le visiteur se retrouve cerné par les bouches d’une multitude de sculptures en bois du moyen âge. Photographiées en gros plans, ces bouches ouvertes tapissent les murs entourant la maison rouge et son patio.
Une fois quittée cette assemblée d’icônes muettes, il est plongé dans une pièce sombre, inondée de paroles et de chants provenant de hauts parleurs tournoyant depuis le plafond, tandis qu’un flux de lumière glisse le long des murs.
Dans une autre salle, une tente grise, imposante, doublée de satin vert, est suspendue au plafond, sommairement tendue aux murs environnants.
Des accumulations de tenues vestimentaires accrochées à des cordes suspendues au plafond peuplent le dernier espace. Des mégaphones dédoublés et suspendus également à des cordes dispersent les sons d’un chant harmonique improvisé.
Pour Ann Hamilton, la vie publique implique un travail de construction: construire des lieux, des significations, du langage et des échanges pour articuler une parole commune.

Partenariat
Cette exposition bénéficie du soutien du Fonds franco-américain Etant donnés pour l’art contemporain, un programme de FACSEA.

critique

Phora

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