ART | EXPO

PB au Musée

20 Avr - 08 Juin 2013
Vernissage le 20 Avr 2013

Les dessins et estampes de Pierre Buraglio ont été réalisés à l’occasion de ses résidences dans des musées et à la galerie des Gobelins, autant de lieux qui nourrissent sa démarche. En effet, les œuvres de Pierre Buraglio s’inspirent de l’histoire de l’art, et particulièrement de Nicolas Poussin et de Géricault auxquels elles se confrontent.

Pierre Buraglio
PB au Musée

«Le système du tape-à-l’oeil exige de ses partisans: Fais du beau travail! alors que le système de l’art a pris pour maxime le commandement éthique: Fais du bon travail. Le tape-à-l’oeil, c’est le mal dans le système de l’art.»
Hermann Broch, Création littéraire et connaissance, Gallimard, Paris 1966

Les dessins et estampes de Pierre Buraglio ont été réalisés récemment à l’occasion de ses résidences au musée des Beaux Arts de Nancy, Nantes, Rouen, Valence, Vannes et à la galerie des Gobelins. Ainsi, Pierre Buraglio n’a jamais cessé de fréquenter les musées qui ont nourri toute sa démarche.

Depuis plus de trente ans, il puise dans l’histoire de l’art comme il ramassait, autrefois, chutes, rubans de masquage et paquets de cigarettes laissés au rebut. Pierre Buraglio a laissé cheminer son crayon devant Géricault, Manet, Poussin, Rodin, Velasquez.

Parmi les œuvres présentées, plusieurs d’entre elles ont été réalisées à la galerie des Gobelins et au musée des Beaux Arts de Rouen.
En 2012, la galerie des Gobelins a offert une carte blanche à Pierre Buraglio et lui a proposé de se confronter, une nouvelles fois, à Nicolas Poussin lors de l’exposition «Poussin et Moïse: histoires tissées».

La même année, en résidence au musée des Beaux-Arts de Rouen pendant six mois, la peinture de Géricault a retenu toute son attention, en particulier le Carabinier, incarnation du soldat défait de toutes les guerres, qu’il met en relation avec une vareuse militaire, relique de 1914.

Autour de…
«A partir d’une capote d’infanterie d’active (guerre de 14-18) ayant appartenu au grand-père d’une amie j’ai endossé celle-ci… photo, puis caviardage de mon visage, puis tirage au jet d’encre pigmentaire sur carton bois… variations… interventions manuelles… tel fut le processus. La posture du personnage, la schématisation des mains me placent devant le tableau que fit Arschile Gorky de lui-même enfant, et de sa mère (1926-36), d’après une photographie.»
Citation de Pierre Buraglio, extrait de l’ouvrage Le temps des collections, Musées de Rouen 2012.