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Passé composé

09 Jan - 21 Fév 2015
Vernissage le 09 Jan 2015

Michael Michlmayr s’intéresse au déroulement d’événements ordinaires qu’il capte dans le viseur de son appareil. Son travail se compose de plusieurs images fixes réalisées en des temps différents, qu’il assemble et organise en une seule photographie. Il développe ainsi une réflexion sur la notion de temps et questionne la frontière entre photographie et cinéma.

Michael Michlmayr
Passé composé

Après l’exposition «Passages au temps présent», présentée dans le cadre de «Résonance» — à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon — il y a quelques années Michael Michlmayr revient avec de nouveaux travaux dont certains réalisés cette année.

Comme par le passé Michael Michlmayr organise, assemble en une seule photographie des images réalisées en des temps différents. Ce travail est donc toujours porteur de cette notion de temps, de séquences, comme dans la série des Fenêtres, des gratte-ciels ou des escaliers automatiques.

Pour la série des fenêtres, qu’elles soient photographiées de nuit (les chambres) ou de jour (les tranches de vie) il assemble plusieurs vues d’une seule fenêtre et crée ainsi un inventaire du temps, de la vie des occupants dans une seule photographie. La fenêtre est donc devenue immeuble, la vie qu’elles évoquent nous interroge et nous permettent parfois, dans certaine d’entre elles, de retrouver l’artiste lui-même… Sorte de miroir pour Michael Michlmayr qui «habite» de plus en plus souvent ses propres photographies. Il affirme ainsi sa perception du temps qui passe et sa participation photographique et artistique à cette contemporanéité.

«J’aime beaucoup le cinéma et la notion de temps qu’il véhicule. L’idée de la séquence photographique m’a donc très vite interpellé car elle seule pouvait être porteuse de cette temporalité relative. Aujourd’hui je peux dire que ma photographie est en fait très proche du film, peut-être à la frontière entre la photographie et le cinéma. Je vois quelques-unes de mes images comme des petits films fixes, comme un court métrage sans interruption.» Michael Michlmayr