ART | EXPO

Passages

31 Oct - 31 Déc 2009
Vernissage le 31 Oct 2009

Pour ce nouveau travail, Philippe Cognée a pris pour point de départ des photographies prises au téléphone portable. Images volées, fragiles, témoins éphémères de voyages ou de parcours dans la ville, leur faible résolution rend les lieux abstraits et renforce les contrastes de lumière.

Philippe Cognée
Passages

La galerie Daniel Templon présente la nouvelle exposition de Philippe Cognée, «Passages». Fasciné par la multiplication des lieux de transit, l’artiste explore à travers une douzaine de toiles panoramiques, les lieux de passages les plus ordinaires de notre quotidien: grandes surfaces, passerelles d’aéroports, hall d’immeubles, couloirs d’hôtel.

A cinquante ans, Philippe Cognée compte parmi les peintres majeurs de la scène artistique française. Depuis près de vingt ans, il mène une exploration de la notion de regard, d’image et de mémoire. Ses toiles à la cire, à l’aspect flou si caractéristique, posent la question de la condition de l’homme moderne et, au-delà témoignent d’une réflexion sur la notion de «sujet» et les rapports entre figuration et abstraction.

Pour ce nouveau travail autour du thème de la circulation et de l’errance, Philippe Cognée a pris pour point de départ des photographies prises au téléphone portable. Images volées, fragiles, témoins éphémères de voyages ou de parcours dans la ville, leur faible résolution rend les lieux abstraits et renforce les contrastes de lumière. Philippe Cognée travaille sur l’épuisement de l’image.

Ces images captées au téléphone, sont retravaillées, projetées sur un écran, parfois re-photographiées puis de nouveau projetées avant d’être finalement interprétées par le travail de peinture, chauffée puis écrasée. A travers ce processus complexe de construction de l’image, le peintre transcende son sujet. Comme l’explique Philippe Cognée, «il s’agit d’une mise en danger de l’image, à la limite de sa propre disparition dans un flash. Je veux pousser à l’extrême la lumière dans une surexposition pour ne retenir de l’image que l’essentiel.»

Au moment où les Editions Daniel Templon publient la première monographie consacrée à son travail, cette exposition tisse des liens entre ses séries précédentes: vues urbaines, supermarchés ou chambres d’hôtel. Cette fois, la représentation du lieu disparaît derrière le mouvement, et la lumière semble éclater derrière la texture d’une peinture exceptionnellement dense.

critique

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