DANSE | SPECTACLE

Park de 1998 à aujourd’hui

04 Oct - 07 Oct 2016

Le Centre national de la danse présente Park, pièce emblématique de la chorégraphe Claudia Triozzi, créée en 1998. Park met en scène le personnage d’Adina pris au piège de ses rituels journaliers. Réflexion sur les conséquences de la mécanisation des gestes, la pièce critique également l’association machinale de la femme à l’espace domestique.

Le Centre national de la danse présente la pièce Park de la chorégraphe Claudia Triozzi. A travers le quotidien d’un personnage nommé Adina, femme-objet dotée d’un corps-machine, Park propose une réflexion sur la mécanisation des gestes appliquée à l’espace domestique.

Park, proposition artistique non identifiée

Claudia Triozzi crée la pièce Park en 1998 à un moment où la scène chorégraphique française s’engage en faveur d’un décloisonnement de la danse. A cette époque, la danse s’ouvre en effet à d’autres formes d’art. Les chorégraphes se tournent ainsi vers la performance, les arts plastiques ou encore le cinéma. Exemple manifeste de cette tendance à l’hybridité, Park se situe aux confins de la danse, de la performance et de l’installation plastique.

Park ou La mécanique des gestes

La pièce Park met en scène le personnage d’Adina au sein de sa maison. Sous l’emprise de ses rituels journaliers, Adina est comme piégée, soumise à un quotidien sur lequel elle n’a aucune emprise. Tableau après tableau, on la voit ainsi répéter chaque jour les mêmes actions et actionner les mêmes machines. Absente à elle-même et au monde, cette femme s’enfonce dans la solitude à mesure qu’elle subit l’action répétitive. Park souligne le caractère oppressif des gestes rituels, de ces habitudes domestiques qui, sur le moment, rassurent et apaisent. La pièce nous confronte à un double prisme critique: celui du contrôle physique et symbolique exercé sur le corps féminin, et de la dépossession subjective induite par la mécanisation des gestes.

Claudia Triozzi, notes biographiques

Née en 1962, Claudia Triozzi étudie la danse classique et contemporaine en Italie avant de s’installer à Paris en 1985. Elle travaille comme interprète pour plusieurs artistes français à l’instar d’Odile Duboc, de Georges Appaix ou encore de Xavier Leroy. En tant que chorégraphe, elle est l’auteur de Dolled Up (2000), The Family Tree (2002), Stand (2004), Opera’s Shadows (2005), Up To Date (2007), La prime (2008), Ni vu ni connu (2010) et Pour une thèse vivante (2011).

Conception et interprétation: Claudia Triozzi
Lumières à la création: Caty Olive
Lumières: Yannick Fouassier
Régie générale: Sylvain Labrosse
Réalisation de la machine d’Open Please: Nicolas Darrot

Informations
Centre national de la danse – Pantin
Mardi 4 et jeudi 6 octobre 2016, à 19h
Mercredi 5 et vendredi 7 octobre 2016, à 20h30