ART | VIDÉO

Par les temps qui courent

07 Déc - 12 Jan 2014
Vernissage le 06 Déc 2013

Suite au colloque sur le thème «Art et travail», le Grand Café présente au Life l’exposition «Par les temps qui courent» . Quatorze artistes prolongent, par une série de vidéos, la réflexion sur les relations entre l'individu et le monde du travail à l'époque contemporaine.

Bertille Bak, Harun Farocki, Paul Harrison, John Wood, Martin, Le Chevallier, Cristina Lucas, Adrian Melis, Frédéric Moser, Philippe Schwinger, Antoine Nessi, Anu Pennanen, Julien Prévieux, Superflex, Pilvi Takala, Thu Van Tran, Carey Young
Par les temps qui courent

L’exposition par d’un constat simple: depuis les Trente Glorieuses, le monde du travail s’est profondément modifié dans sa composition, son organisation, ses métiers et ses pratiques.

Dans le prolongement du colloque «Art et travail — culture et entreprise: nouveaux horizons» organisé par le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, le Grand Café, centre d’art contemporain, présente une exposition collective qui réunit quatorze artistes, principalement vidéastes, autour de la question du travail aujourd’hui.

Certaines des œuvres esquissent en toile de fond les grandes mutations liées à la fin d’un monde industriel, à la chute du modèle économique des années 1970 ou, au passage plus récent à une financiarisation de la société. Il ne s’agit pas pour les artistes fournir un simple témoignage, mais plutôt de proposer un regard critique sur la place de l’individu dans le monde du travail.

Mêlant humour et causticité, la plupart des artistes ont choisi de pointer les failles inhérentes à notre système, les différentes formes d’aliénation que le monde du travail engendre et le conformisme qui nous est imposé de façon systématique. Tous rappellent, que le travail aujourd’hui, ne peut être regardé et analysé sans comprendre ses liens à l’économie, et par extension, à la mondialisation.

La question du sens et celle de la valeur — réelle ou supposée — accordés au travail traverse cette exposition qui s’articule autour de deux axes principaux: la disparition d’un monde et l’avènement de nouveaux codes et  de nouveaux espaces de pouvoir. Certains d’entre eux nous laissent entrevoir des formes de résistance possible. Toutefois, leurs travaux témoignent de l’existence d’une réelle difficulté de construire une action collective globale dans notre société contemporaine. L’individu, qu’il soit actif ou non-actif est la plupart du temps, laissé seul, face à un système de plus en plus complexe, qui le dépasse.

Commissariat
Sophie Legrandjacques