DESIGN | EXPO

PAD Paris 2016. Mouvements Modernes

27 Mar - 03 Avr 2016
Vernissage le 27 Mar 2016

La galerie Mouvements Modernes participe à PAD Paris 2016 et présente des designers et céramistes tels que Mathew Chambers, Sara Flynn et Marin Szekely.  Fondée en 2002, la galerie Mouvements Modernes s’attache à représenter des créateurs contemporains qui détiennent un savoir-faire et affichent une sensibilité particulière pour la matière.

La galerie Mouvements Modernes participe à l’édition 2016 du PAD Paris où elle expose des pièces de mobilier, luminaires et céramiques, conçus par des designers contemporains. Autour d’un ensemble de pièces signées par le designer Martin Szekely, Mouvements Modernes présentera sur son stand du PAD Paris de nouvelles éditions, ainsi qu’un luminaire de bureau et une installation lumineuse créés par le collectif de designers Mydriaz. Spécialiste reconnu dans le domaine de la céramique contemporaine, Mouvements Modernes proposera également une sélection de pièces uniques de Matthew Chambers, Sara Flynn, Kanjiro Moriyama, Merete Rasmussen et Andrea Walsh.

Martin Szekely apprend la gravure à l’École Estienne et l’ébénisterie à l’École Boulle et se fait connaître avec la réalisation de la chaise longue «PI», carte blanche du VIA en 1982. Il réalise de nombreux projets avec des entreprises privées (Delvaux, Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en 1992, Decaux de 1992 à 1994, Perrier 1993), ainsi que des aménagements d’espaces publics (Musée de Picardie à Amiens, 1986, librairie du Musée de Villeneuve d’Ascq, 1988, hall du commissariat de police de La Courneuve, 1992). Après son exposition au Grand Hornu (Belgique) en 1998, l’ouvrage Martin Szekely est édité en 2003 par les Éditions kreo et les Éditions Images Modernes.

Le céramiste Matthew Chambers est passionné par les savoir-faire de potier. Il s’initie aux arts du feu dès l’âge de 18 ans auprès du céramiste Philipp Wood à Nunney, en Angleterre où il a grandi. Il suit ensuite des études à la School of Art de Bath puis au Royal College of Art de Londres. Les œuvres de Matthew Chambers relèvent de l’expérimentation. Ce dernier s’amuse à découvrir «comment une forme mène à une autre et comment elles s’adaptent entre elles». Il sculpte ses formes avec un tour de potier et pour les créer, ajoute des oxydes avant de travailler la pièce. Cette dernière est parsemée de sable et nettoyée, avant et après cuisson, afin de garantir une matière opaque, rocheuse et incrustée de microcristaux.

Sara Flynn travaille exclusivement la porcelaine et son outil de prédilection est le tour. Son approche de la forme et de la couleur a été fortement inspirée par les oeuvres de Lucie Rie et Hans Coper qu’elle a pu observer et analyser lors de ses études au Crawford College of Ar t and Design de Cork (Irlande). Ses créations, pouvant être perçues de prime abord comme des vases ou des coupes, sont en réalité de véritables objets d’art.  L’artiste utilise peu de couleurs, le noir et le blanc, mais les travaille pour toutes leurs qualités intrinsèques afin de mettre en valeur son intention créative.

Kanjiro Moriyama crée des œuvres asymétriques empruntes d’une modernité et d’un attachement aux formes japonaises épurées. Il veut montrer avec son travail que le tour de potier n’est pas seulement un outil servant à créer des pièces fonctionnelles mais peut être un outil de création à part entière pour la réalisation d’œuvres abstraites. C’est en tournant plusieurs pots cylindriques qu’il découpe en différents éléments, puis réunit par la terre, que l’artiste crée ses pièces. Une fois la sculpture montée, il engobe la pièce puis la cuit au four à 1250 degrés. Kanjiro Moriyama a, très jeune, mis au point cette technique lui permettant de créer ses sculptures en «spirale».

D’origine danoise et établie à Londres, Merete Rasmussen appréhende son métier de céramiste d’abord en Suède où elle grandit, puis au Danemark où elle complète sa formation à la Designskolen de Kolding, enfin en Grande-Bretagne à la School of Ar t de Glasgow. Merete Rasmussen travaille essentiellement le grès qu’elle façonne entièrement à la main en utilisant la technique de l’enroulement pour donner naissance à des structures complexes réalisées avec un matériau fragile par définition. Elle crée ainsi des formes sculpturales abstraites et, depuis peu, étend son champ d’action à des pièces plus monumentales.