ART | EXPO

Orthographic Projection

03 Sep - 15 Oct 2016
Vernissage le 02 Sep 2016 à partir de 18:00

L’œuvre commune de Frédéric Moser et Philippe Schwinger s’expose à la galerie Jocelyn Wolff sous le titre « Orthographic Projection ». Un ensemble de créations en tissu engage une réflexion autour de l’intime et de l’organisme social.

L’exposition « Orthographic Projection » présente à la galerie Jocelyn Wolff le travail collectif de Frédéric Moser et Philippe Schwinger. Une série de pièces en tissu résultent d’un questionnement autour de l’identité intime et des projections sociales.

 Passer d’une dimension à l’autre

Le titre de l’exposition, « Orthographic Projection » (Projection orthogonale) fait référence à une méthode mise au point par le mathématicien Gaspard Monge pour amener à un plan en deux dimensions un objet en trois dimensions puis pour pouvoir le reconstruire en volume. Les plasticiens Frédéric Moser et Philippe Schwinger se sont appropriés ce procédé en le transposant dans leur démarche artistique.

La projection de trois à deux dimensions spatiales devient ici le passage d’une dimension mentale, affective, structurelle ou symbolique à une autre. Les œuvres réalisées entendent mettre en évidence l’intersection de ces dimensions, le point où s’affrontent deux principes opposés : celui qui différencie et individualise et celui qui fédère et égalise.

Le tissu comme symbole de l’intime et du social

Le tissu est la matière première de l’ensemble des œuvres. Le long des murs se succèdent des compositions textiles e toutes formes et de toutes couleurs, patchworks abstraits, formes géométriques s’assouplissant par les drapés, les volants et la souplesse des matériaux. Des chutes de jersey, coton, soie, velours ou lin, des fins de stock, étoffes invendues, rares et de toutes sortes (tissés, maillés, extensible, à double couche…) ont épousé le vocabulaire cinématographique. Le montage se transpose dans la couture. De la même façon qu’un film se construit par la succession de plans, la friction de leurs différences faisant naître le sens, les étoffes hétéroclites sont assemblées pour mieux questionner leur utilisation habituelle.

Les compositions textiles, non déterminées à l’avance, guidées par aucun patron, mêlent sans distinction matières symboliques de l’intimité et formes typiques du champ social. Elles rendent incertaine la séparation être les deux. Les bannières, emblèmes et drapeaux se confondent avec les vêtements, l’enveloppe de nos corps, pour mieux mettre à jour la trame de nos vies, faite de symboles, d’identifications, de projections…

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