PHOTO | EXPO

I Was Here, I Saw Here

14 Jan - 23 Fév 2020
Vernissage le 15 Jan 2020

L’exposition « I Was Here, I Saw Here » à La Filature, à Mulhouse, met à l’honneur la photographie africaine à travers les œuvres d’Eva Diallo, Omar Victor Diop, François-Xavier Gbré, Ange-Frédéric Koffi, King Massassy et Mauro Pinto. Par-delà leurs différentes nationalités et inspirations, ces six photographes partagent des thèmes communs : l’identité insaisissable et la place des Africains dans l’histoire du monde.

L’exposition « I Was Here, I Saw Here » à La Filature, à Mulhouse, réunit les œuvres de six photographes africains : Eva Diallo, Omar Victor Diop, François-Xavier Gbré, Ange-Frédéric Koffi, King Massassy et Mauro Pinto. Elle est organisée dans le cadre de la huitième édition du festival international « Vagamondes » qui propose des spectacles, des expositions, des films, des rencontres et des conférences à la croisée des arts et des sciences humaines.

« I Was Here, I Saw Here » : la photo africaine à La Filature

S’ils sont originaires de différents pays, du Mali, du Sénégal, du Mozambique et de la Côte d’Ivoire, et situent leur travail dans différents filiations et genres (la photographie documentaire, d’architecture, de rue, le portrait en studio, etc.), les six photographes invités pour l’exposition « I Was Here, I Saw Here » signent des œuvres traversées par un thème commun : celui de l’identité, incertaine et insaisissable.

Omar Victor Diop, héritier de Malick Sidibé, Seydou Keïta et Mama Cassey

Les clichés du photographe portraitiste sénégalais Omar Victor Diop s’inscrivent dans la lignée de précurseurs tels Malick Sidibé, Seydou Keïta et Mama Cassey, tout en s’inspirant de l’histoire de l’art occidental. Avec la série Diaspora, réalisée en 2014, Omar Victor Diop explore l’histoire des Noirs en se mettant en scène dans des autoportraits imitant des portraits d’hommes noirs hors d’Afrique du XVème au XIXème siècle. La série Liberty, commencée en 2016, propose une nouvelle histoire du peuple noir, de l’humanité et de la notion de liberté.

King Massassy, rappeur devenu photographe

Les photographies de, King Massassy rappeur malien devenu photographe, forment aussi un lien entre des précurseurs historiques et la nouvelle génération. Sa pratique autodidacte résulte de nombreuses heures de déambulations à travers les rues de son pays et parvient à conjuguer la spontanéité de situations du quotidien et un rigoureux sens de la composition. Le travail de François-Xavier Gbré utilise quant à lui l’architecture en tant que marqueur de mémoire et de changements sociaux.