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Å’uvres sur papier

15 Nov - 03 Jan 2004

Linogravures monumentales, monotypes et aquarelles: œuvres graphiques récentes de l’artiste allemand, autour des thèmes de l’autoportrait, du paysage et de l’érotisme. Sujets renversés, la tête en bas, pour se recentrer sur l’image; œuvres perforées pour stimuler l’imagination.

Communiqué de presse
Georg Baselitz
Å’uvres sur papier

Présentation de l’œuvre graphique récente de l’artiste allemand, avec une sélection d’aquarelles, de linogravures monumentales, et de monotypes (2001-2003).

En 1969, Georg BASELITZ marque une nouvelle interrogation des enjeux de la représentation du réel et de la pratique picturale en peignant le premier tableau où le sujet est la tête en bas, Der Wald auf dem Kopf (La forêt sur la tête), d’après la toile de Louis-Ferdinand von Rayski Wermsdorfer Wald.
«Le retournement est le meilleur moyen de vider ce que l’on peint de son contenu. Si on peint un portrait sur la tête, il est impossible de dire: ‘Ce portrait représente une femme et je lui ai donné une expression particulière.’ Il n’existe aucune dimension littéraire possible dans cette méthode. Le fait de renverser le motif me prouva que la réalité est l’image. Ainsi j’ai pu me tourner vers la peinture en soi.»
Georg Baselitz

Depuis 1998, Georg Baselitz revisite l’iconographie du XXe siècle, ses grandes figures historiques dont les icônes du réalisme socialiste soviétique. Il travaille sur des variations thématiques telles que le paysage alpin, le sujet érotique ou la dimension plus autobiographique (autoportrait, portrait de sa femme Elke) et tutoie ou fait se tutoyer Duchamp, Freud, Frida Kahlo ou Lénine …

Récurrence des Aquarelles (2001) et des linogravures monumentales (2002): en plus du sujet renversé, Baselitz place au centre de certaines compositions érotiques un trou ou «réserve», réalisé à partir d’un disque blanc, comme nouvelle composante formelle et symbolique.
«Un trou dans le tableau permet à l’imagination de tourner comme dans un disque autour duquel joue la musique. Le bateau avec un trou (fuite) coule, le pot avec un trou perd son eau, la chaussette avec un trou n’enveloppe plus l’orteil qui regarde l’air libre comme un prisonnier s’échappant par le trou de sa cellule.»
Georg Baselitz

Publication
Catalogue de l’exposition, texte de Pierre Wat.

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