ART | EXPO

Œuvres récentes

08 Nov - 31 Déc 2008
Vernissage le 08 Nov 2008

Menhirs, mégalithes, croix et dolmens peuplent les récentes laques sur toiles de Loïc Le Groumellec, et révèlent un univers minimaliste à mi-chemin entre le sacré et le profane.

Loïc Le Groumellec
Œuvres récentes

Huit ans après sa dernière exposition à Paris, Loïc Le Groumellec présente dans la galerie de l’Impasse Beaubourg un ensemble de laques sur toiles récentes illustrant ses thèmes favoris désormais classiques.

Menhirs, mégalithes, croix, dolmens se succèdent ainsi, révélant un univers minimaliste à mi-chemin entre le sacré et le profane.

Depuis les années quatre-vingts, l’œuvre de Loïc Le Groumellec tient une place particulière dans la peinture figurative.

Ses toiles saturées de blancs et de noirs s’impriment immédiatement dans nos esprits par leur beauté plastique et leur singularité.

L’artiste représente des symboles forts dans une gamme chromatique limitée et définit ainsi un univers « étrange » baigné de solitude et de mysticisme, de religieux et de païen.

Comme l’explique l’artiste, « ma réflexion est basée sur des oppositions. Toute la structure repose sur ces conflits : poser la peinture mais avec une technique de l’effacement au chiffon, le noir / le blanc, la racine / l’élévation, la déconstruction / la reconstruction, la masse d’un religieux profane, la croix chrétienne et la croix tellurique. »

La peinture à la laque donne une brillance unique à la toile. Cet effet est accentué par la technique d’effacement utilisée par l’artiste qui applique d’abord une couche épaisse de laque pour la retirer par endroits laissant ainsi apparaître le motif.

« La peinture doit enlever, doit gommer des lectures parasites comme je le fais par ma technique de l’effacement, qui a une grande importance dans ma relation à l’histoire de la peinture. Elle consiste à épurer, à arriver au presque rien, au minimal », explique-t-il.

La peinture de Loïc Le Groumellec est une peinture sans concession.

C’est un travail quasi obsessionnel sur le thème du spirituel. Il n’y a pas d’histoire derrière les motifs, pas de symbole psychologique. Ils sont représentés pour ce qu’ils sont dans une démarche de recherche de perfection, d’absolu.

L’exposition de l’Impasse Beaubourg est accompagnée d’un catalogue édité par la Galerie Daniel Templon.

Vernissage
Samedi 8 novembre. 12h-20h.