ART | EXPO

Odyssey

27 Avr - 24 Juin 2017
Vernissage le 27 Avr 2017

L’exposition « Odyssey » au Centre d'art contemporain La Traverse, à Alfortville, réunit des œuvres de Raphaël Barontini. Des collages numériques imprimés ou sérigraphiés sur tissu ou papier, qui reflètent la richesse et l’hybridation du monde contemporain globalisé.

L’exposition « Odyssey » au Centre d’art contemporain La Traverse d’Alfortville présente des créations graphiques sur tissu et sur papier de Raphaël Barontini. Entre figures historiques et d’histoire et images populaires, ces œuvres renvoient les visions métissées d’un monde globalisé.

Les collages numériques imprimés sur tissu de Raphaël Barontini

Le titre de l’exposition, « Odyssey » désigne l’idée phare de la démarche de Raphaël Barontini : s’inspirer de l’Odyssée accomplie par Ulysse dans l’Antiquité grecque pour effectuer à rebours ce périple, dans le contexte de la société contemporaine, désormais mondialisée. Par ce cheminement, Raphaël Barontini propose de découvrir les mille et un visages d’un monde métissé, qui brasse autant les cultures et les lieux que les époques.

La pratique de Raphaël Barontini s’appuie sur les nouvelles technologies pour réaliser des sortes de collages numériques qui associent des éléments hétérogènes. Ses œuvres ont presque toujours pour élément central un portrait, une figure, qui s’inscrit dans une composition fragmentée. Elles naissent à partir d’une idée de base développée sur Photoshop, le logiciel permettant d’assembler des détails disparates à la manière d’un photomontage. L’œuvre est ensuite finalisée par la peinture, la sérigraphie ou l’impression numérique, le plus souvent sur tissu, parfois sur papier.

« Odyssey » : le périple d’Ulysse revisité dans un monde globalisé

L’œuvre intitulée La danse de Jupiter, réalisée par impression et sérigraphie sur tissu, associe une tête de statue antique en noir et blanc, un pagne africain en paille la surmontant telle une coiffe, un buste masculin dans les tons de rouge et un triangle placé derrière ces éléments, qui ressemble à un détail de vue spatiale. Dans celle intitulée Le Maure, un visage d’homme africain est accolé à un buste de statue de style romain et surmonté d’un fragment de motifs graphiques qui forment un chapeau. Ailleurs, ce sont des portraits de la cour européenne des dix-septième et dix-huitième siècles qui sont inclus dans des compositions colorées, de Louis XIV à Marie Antoinette.

Les œuvres de Raphaël Barontini revisitent le langage pictural classique, mêlent iconographie ancienne et techniques modernes, peinture d’histoire et traditions populaires, pour refléter tout le foisonnement, la théâtralité et les fruits hybrides du monde créolisé qu’est celui du post-colonialisme et de la globalisation.