PHOTO | EXPO

Nus

01 Sep - 08 Oct 2016
Vernissage le 15 Sep 2016

L’exposition «Nus» présente à la galerie Esther Woerdehoff une série de photographies de René Groebli où se décline en noir et blanc la sensualité du corps féminin. Entre esthétique classique et recherche expérimentale, les clichés de nus de René Groebli atteignent une qualité intemporelle.

La maîtrise technique au service du nu féminin

Avec l’exposition «Nus» se dévoile une nouvelle facette de l’œuvre de René Groebli, photographe suisse né en 1927. Après avoir présenté l’année dernière les séries L’Oeil de l’amour, images de l’intimité féminine captées par René Groebli au cours du voyage de noces à Paris avec son épouse, et La Magie du rail, où s’exprimait sa fascination pour l’univers des trains, la galerie Esther Woerdehoff expose une nouvelle série intitulée Nudes.

Tirés de différentes périodes de la carrière de René Groebli qui s’étend sur cinq décennies, les clichés affirment son intérêt permanent pour la photographie de nu, en particulier féminin. Des débuts dans les années 1950, en passant par les années 1970 et 1980, le parcours atteint la période la plus productive du photographe, les années 2000. Au fil des œuvres se lit un cheminement qui suit l’histoire de la photographie et ses évolutions stylistiques et techniques. Ainsi observe-t-on une progression de l’œuvre Nude #1248, réalisée en 1956, où le noir et blanc adopte un grain lisse et des contours nets, aux clichés Nude #765 et Nude #880, pris respectivement en 2001 et 2002 et présentant des textures proches de la peinture. Au lieu d’être atténué, l’effet des filtres et du grain du film est dans ces deux œuvres utilisé pour obtenir un aspect pictural.

Une esthétique intemporelle

Le corps féminin est décliné sous des angles variés qui soulignent la beauté de ses formes, sa sensualité et son magnétisme. L’évidente fascination pour l’harmonie naturelle des courbes féminines se double d’une recherche esthétique approfondie. Les compositions témoignent d’une exploitation précise des lumières et des ombres, des lignes, des flous et des possibilités techniques de la photographie. Les effets de surimpression et de distorsion, l’utilisation du grain de la pellicule argentique confèrent au corps des modèles un caractère intemporel. Explorant toutes les possibilités du noir et blanc, les photographies mêlent esthétique classique et goût plus avant-gardiste pour l’expérimentation.