ART | EXPO

Nouvelles peintures, Photographies (1960-1970)

14 Avr - 02 Juin 2012
Vernissage le 14 Avr 2012

Valerio Adami, figure incontournable de la «Figuration Narrative», dévoile un aspect inconnu de son travail: la photographie telle qu’il la pratiquait au début de sa carrière. En regard de cette exposition historique, seront présentées ses dernières peintures, où l’on retrouve l’écriture élégante de l’artiste-philosophe.

Valerio Adami
Nouvelles peintures, Photographies (1960-1970)

A l’Impasse Beaubourg sont exposées une trentaine de photographies réalisées par Valerio Adami entre 1960 et 1970. Conservés dans les archives de l’artiste pendant des décennies, ces tirages noir et blanc donnent à voir la naissance d’une œuvre plastique.
Le jeune peintre Valerio Adami, pourtant formé de façon classique, s’empare du medium photographique pour explorer de nouvelles stimulations visuelles. Il saisit les lieux de ses nombreux voyages, de l’Inde à New York.

Chronique de la vie d’un créateur, ses photos témoignent de l’élaboration de son style: goût du cadrage, attention portée au quotidien.
Chambres et halls d’hôtel, trains, chaises de cafétéria peuplent les images sans couleur, comme autant d’échos aux peintures de cette époque. Pourtant, dès les années 1970, Valerio Adami renonce définitivement à la photographie et se concentre exclusivement sur le dessin et la peinture.

L’écrivain mexicain Carlos Fuentes avouait: «J’ai toujours imaginé qu’il y avait un mystère derrière la plate simplicité géométrique des premières toiles d’Adami». Si les photographies de Valerio Adami ne lèvent pas le mystère, leur dialogue avec trois peintures majeures des années 1960 réunies dans l’exposition initie une réflexion sur les débuts et la fin d’un parcours artistique à travers le siècle.

Dans l’exposition consacrée à ses toiles récentes, l’énigme occupe toujours une place centrale. Valerio Adami met en scène des allégories complexes dans des compositions reprenant ses thèmes de prédilection – voyages, musique, littérature et théâtre. Chaque scène décrit «l’imminence d’une tragédie» (Daniel Arasse). La fragilité de la vie et le salut par l’art sont évoqués par sa peinture si caractéristique faite d’aplats colorés cernés de noir. Le dessin est «manière de penser», tandis que la couleur, qui le corrige, en est «l’état d’âme».

Vernissage
Samedi 14 avril 2012 à 12h

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